28 décembre 2007

Beijinhos de Coco * Un Autre Goût de Paradis


Beijinhos de coco - baisers de coco.. rien que le nom est déjà une invitation. Au Brésil, ces mignardises - docinhos - sont généralement confectionnées pour les anniversaires, les mariages... en fait pour toutes les festivités. Traditionnellement, les beijinhos de coco sont de simples boules moelleuses à base de noix de coco et de lait concentré sucré (utilisé très fréquemment dans les desserts brésiliens). Dans cette version gourmande, les boules sont glacées au chocolat noir et parsemées d'amandes hâchées qui leur apporte une petite note croquante absolument irrésistible.
L'année dernière, j'avais déjà proposé ici une recette de chocolat au "goût de paradis" un peu semblable. J'étais persuadée qu'elle était indétrônable tant elle avait eu du succès: j'avais tort. Cette recette brésilienne est encore meilleure: grâce aux jaunes d'oeufs qu'elle contient la préparation à base de noix de coco est encore plus fondante et moelleuse, un vrai bonheur! L'auteur dit qu'elle doit ressembler à l'intérieur d'une célèbre barre chocolatée, Mounds (si comme moi, vous ne connaissiez pas, regardez la pub - sans rire - pour tout savoir).
Comme pour ma première recette, j'ai utilisé ma crème liquide végétale sucrée à la place du lait concentré sucré, parfait pour les personnes qui suivent une alimentation sans laitages.


(pour 50 baisers)


  • 2 jaunes d'oeuf
  • 1 gousse de vanille
  • 400g lait concentré sucré ou crème liquide végétale sucrée type Nutrifil
  • 15g beurre mou ou margarine
  • 450g noix de coco râpée
  • 450g chocolat de couverture (ou 65% min)
  • 250g amandes avec peau



Dans un grand bol ou cul de poule résistant à la chaleur, verser les jaunes d'oeufs et les fouetter un peu pour les casser. Inciser la gousse de vanille sur sa longueur, prélever les graines en raclant avec le dos d'un couteau et ajouter graines et gousse aux jaunes d'oeuf. Ajouter le lait (ou crème) et le beurre et fouetter pour mélanger.
Poser le bol sur une casserole d'eau frémissante de taille adaptée (le bol ne doit pas toucher l'eau) et faire chauffer le mélange sans cesser de fouetter jusqu'à ce qu'il atteigne une température de 60°C (environ 10 min sur feu doux).

Note: sans thermomètre, c'est un peu plus subjectif. Il faut plonger le doigt régulièrement dans la préparation: dès que c'est chaud au point de ne pouvoir laisser le doigt, c'est bon.. bien sûr tout dépend de la sensibilité de chacun.. donc.. un thermomètre est quand même bienvenu...



Retirer le bol du feu. Oter la gousse de vanille (*), ajouter la noix de coco râpée et mélanger: la préparation ne doit pas être sèche. Prélever environ 1 cs du mélange et façonner des petites pyramides ou de simples sphères. Déposer au fur et à mesure sur un plateau ou une petite plaque à pâtisserie. Réfrigérer au minimum 30 min juste le temps que les pyramides "prennent".

(*) surtout, ne jetez pas les gousses de vanille qui ont servi à parfumer vos crèmes ou autres préparations. Rincez-les, laissez-les sécher et utilisez-les pour faire du sucre vanillé maison (sucre en poudre + gousses) ou de l'extrait de vanille liquide (gousses + vodka)


Faire fondre le chocolat de couverture au bain-marie jusqu'à ce qu'il devienne lisse et onctueux. Préparer un bol moyen profond qui servira au glaçage.
Torréfier à la poêle ou au four (10 min th 5 - 150°C) les amandes non mondées puis les hâcher finement au robot ou au couteau (ce que je préfère). Disposer les amandes hâchées dans une assiette plate.

Verser une louche de chocolat fondu dans le bol. Piquer chaque pyramide coco avec un cure-dents ou une fourchette à fondue, la plonger dans le chocolat de manière à la recouvrir entièrement, égoutter rapidement puis les passer dans les amandes sur toute leur surface. Mettre à sécher sur un plat garni de papier sulfurisé.


Rien dans la recette originale n'est mentionné quant à leur conservation: essayez-les, vous comprendrez pourquoi!!


Source: adapté de New World Kitchen: Latin American and Caribbean Cuisine de Norman Van Aken via Leite's Culinaria

23 décembre 2007

Daring Baker: Moi aussi, j'ai Osé - La Bûche Opéra


Si vous êtes familiers des blogs anglophones, vous avez probablement déjà rencontré le logo ci-dessus ou entendu parler des Daring Bakers... non?? Alors, je vous explique: il y a à peine plus d'un an, Ivonne de Cream Puffs in Venice et Lis de La Mia Cucina décidaient pour s'amuser de réaliser une même recette - des pretzels, une première pour toutes les 2 - et d'en publier le résultat le même jour. A l'époque, fidèle lectrice du blog d'Ivonne, j'avais trouvé l'idée sympathique et entrainante.. d'autant que quelque part, elle me rappelait un petit quelque chose dans le même esprit avec en plus un thème que je connaissais bien. J'avais pensé à l'époque en lisant son billet que moi aussi j'aurais bien aimé faire partie du test. Apparemment, je n'étais pas la seule à avoir eu cette pensée car cette petite idée "sans conséquence" entre copines a provoqué un véritable raz-de-marée: de commentaires enthousiastes, de demandes de participation de plus en plus nombreuses, de défis culinaires répétés chaque mois sont nés les Daring Bakers, plus de 300 personnes aujourd'hui blogueuses ou non dont l'excitante mission est de relever le défi une fois par mois: réaliser une même recette et la publier le même jour.
Depuis le temps que j'avais envie de faire partie de l'aventure, pas question de faire les choses à moitié pour mon premier challenge en tant que Daring Baker... et pourtant, il fallait oser!!


Oser le biscuit roulé (une première pour moi!), oser la crème au beurre (quand chez moi, le beurre est sans laitages et s'appelle margarine).. et oser la bûche, un dessert traditionnellement servi à l'occasion d'une fête pas franchement compatible avec la religion juive.. oui, il fallait oser!
Comme pour chaque défi des Daring Bakers mêlant figures imposées et figures libres, le challenge du mois de décembre consistait à réaliser une génoise, une crème au beurre au café et des champignons en meringue ou en pâte d'amande. Parfums, garniture, décoration étant à notre charge et à notre fantaisie.
Inspirée par la crème au café et l'ambiance festive très chocolatée, je n'ai pas cherché plus loin pour choisir le thème de mon gâteau: une bûche Opéra!
Ma génoise était donc parfumée à l'amande pour rappeler le biscuit joconde du gâteau original, punchée avec un sirop de café et fourrée avec une ganache chocolat.. et pour le reste, un zeste de fantaisie et beaucoup beaucoup de plaisir!
Si une overdose de crème, de génoise, de meringue ne vous fait pas peur, cliquer pour voir toutes les réalisations des Daring Bakers, les "fousdufour"


(pour environ 12 personnes)


La Génoise
  • 3 oeufs
  • 3 jaunes d'oeuf
  • 1 pincée de sel
  • 150g sucre
  • 70g farine T45
  • 30g amidon de maïs type Maïzena
  • 2-3 gouttes d'arôme amande ou extrait d'amandes amères

Le Sirop de Punchage
  • 100g sucre
  • 100g eau
  • 2 cc café soluble instantané Espresso
  • 50g Amaretto

La Ganache Chocolat
  • 250g crème liquide
  • 50g lait
  • 400g chocolat noir 65%
  • 100g beurre à température ambiante

La Crème au Beurre Moka
  • 4 blancs d'oeufs (environ 130g)
  • 200g sucre
  • 340g beurre ramolli
  • 2 cs café soluble instantané Espresso
  • 2 cs rhum

Les Champignons Meringue (48 pièces)
  • 3 blancs d'oeufs à température ambiante
  • 2-3 gouttes de jus de citron
  • 100g sucre en poudre
  • 40g sucre glace
  • cacao en poudre non sucré pour saupoudrer
  • 100g chocolat de couverture ou 65% min


Pour la Génoise
(Source: Perfect Cakes de Nick Malgieri)

Préchauffer le four th 6-7 (200°C). Beurrer une plaque à génoise de 25 cm x 38 cm puis garnir le fond avec une feuille de papier sulfurisé beurrée. Préparer un bain-marie: poser sur feu vif une petite casserole remplie à moitié d'eau, porter à ébullition puis baisser le feu.

Tamiser ensemble la farine et la fécule de maïs. Réserver.

Dans un bol résistant à la chaleur de préférence le bol d'un robot type Kitchen Aid, verser les oeufs entiers, les jaunes, le sel et le sucre. Fouetter quelques secondes pour mélanger puis placer le bol au-dessus de la casserole d'eau frémissante et continuer à fouetter sans arrêt pendant quelques minutes: l'appareil doit être bien tiède au toucher.
Retirer le bol du bain-marie et battre le mélange de préférence au robot muni du fouet ou au batteur électrique (mais prévoir une chaise: c'est très long!!) pendant 10 minutes environ ou jusqu'à ce que l'extérieur du bol soit bien refroidi et que l'appareil ait triplé de volume, qu'il soit devenu satiné et épais, et que la pâte retombe lentement en ruban lorsqu'on soulève les fouets.
Tamiser 1/3 de la farine sur l'appareil et l'incorporer délicatement avec une maryse en soulevant la masse de bas en haut tout en faisant tourner le bol: cette technique permet de bien amalgamer la farine sans trop travailler la pâte. Refaire la même chose avec le deuxième 1/3 puis avec le dernier en veillant bien à ce qu'il ne reste pas de farine non amalgamée dans la pâte.

Verser la pâte dans la plaque préparée plus haut et la répartir régulièrement avec une spatule.
Enfourner et cuire environ 10 min en surveillant bien la fin de cuisson: la génoise doit être dorée et revenir sur elle-même lorsqu'on appuie délicatement le doigt au centre.

Note: il est important de ne pas laisser cuire la génoise plus que nécessaire et de ne pas la laisser sécher. Elle doit rester moelleuse pour ne pas craquer au moment de la rouler.

Laisser la génoise reposer 2 ou 3 minutes à la sortie du four, décoller les bords à l'aide d'une spatule souple, saupoudrer la surface de sucre glace puis inverser la génoise sur un papier sulfurisé propre lui-même posé sur un torchon de cuisine.
Oter délicatement la feuille de papier de cuisson puis commencer immédiatement à rouler le biscuit côté long en s'aidant à la fois du papier sulfurisé propre et du torchon en serrant particulièrement le premier tour. Quand la génoise est complètement roulée, bien resserrer les extrémités du torchon pour maintenir la forme et réserver la génoise enveloppée jointure en dessous.


Pour le Sirop de Punchage

Dans une petite casserole, verser le sucre et l'eau, porter à ébullition puis laisser frémir jusqu'à dissolution complète du sucre. Retirer du feu et ajouter le café soluble dissous auparavant dans la liqueur. Mélanger et remettre à chauffer environ 2 minutes en mélangeant. Laisser refroidir.


Pour la Ganache Opéra
(Source: Bernard Dauphin)

Hâcher le chocolat noir et le mettre dans un bol résistant à la chaleur.
Verser le lait et la crème dans une petite casserole, porter à ébullition puis verser immédiatement sur le chocolat hâché. Mélanger doucement avec une cuillère en bois en partant du centre et en élargissant le mouvement vers les bords du bol. Quand tout le chocolat est fondu et qu'il forme une crème brillante et onctueuse, le laisser reposer 2 ou 3 min puis ajouter le beurre ramolli par petits fragments en mélangeant au fur et à mesure jusqu'à complète incorporation. Fouetter enfin la ganache pour obtenir une texture lisse, brillante et homogène. Couvrir avec du film alimentaire dès complet refroidissement et réserver au frais sans laisser prendre.


Pour la Crème au Beurre Café
(Source: Perfect Cakes de Nick Malgieri)

Il est fondamental que le beurre soit à la même température que la meringue: penser à le sortir suffisamment tôt pour qu'il ait le temps de bien ramollir.

Verser les blancs d'oeufs et le sucre dans le bol d'un robot ou dans un bol résistant à la chaleur et fouetter grossièrement juste pour casser les blancs. Poser le bol sur une casserole d'eau frémissante portée à feu doux et fouetter sans arrêt jusqu'à ce que tout le sucre soit dissous et que la préparation soit chaude au toucher (en prélevant un peu de blancs entre les doigts, elle ne doit pas "crisser" mais être lisse, preuve que tout le sucre est dissous).
Retirer le bol du feu et continuer à fouetter à vitesse moyenne jusqu'à complet refroidissement (vérifier avec la main que le bas de la cuve est bien refroidi).
Si vous utilisez un robot, remplacer le fouet par la feuille: tout en mélangeant, ajouter le beurre mou par petite quantité (moins d'1 cs à la fois, écrasée entre les doigtse) en attendant la complète incorporation d'une parcelle avant d'ajouter la suivante.
Quand tout le beurre est incorporé et que le mélange forme une crème stable, ajouter le café dissous dans le rhum et continuer à battre jusqu'à ce que la crème soit homogène.
Couvrir la crème avec du film alimentaire et réserver.

Note: si - comme cela m'est arrivé - votre crème après incorporation totale du beurre n'est pas homogène (des petits morceaux de beurre apparaissent comme du lait caillé et il y a une séparation des phases solide/liquide), pas de panique: prélever 25% de la quantité totale de crème et la faire fondre sur feu doux avant de la verser sur le reste de crème. Continuer à fouetter à vitesse moyenne: la crème se transforme comme par magie, devient lisse et homogène comme il se doit


Les Champignons en Meringue
(Source: Dessert: William Sonoma Collection sous la direction de Chuck Williams plus une idée de Martha Stewart)

Note: pour une technique en images, voir là (clic)

Préchauffer le four th 2-3 (80°C). Garnir 2 plaques de cuisson avec du papier sulfurisé.

Verser les blancs d'oeufs dans un bol ou un saladier à bords hauts, ajouter le jus de citron et fouetter au batteur électrique jusqu'à ce que les blancs deviennent mousseux et commencent à former des petits pics mous au bout des fouets. Ajouter le sucre en poudre petit à petit tout en continuant de fouetter: les blancs doivent ressembler à une neige brillante et former des pics fermes.
Verser le sucre glace sur la meringue et l'incorporer délicatement avec la maryse en soulevant de bas en haut: la meringue doit prendre un aspect satiné et former un bec d'oiseau au bout du fouet.
Garnir une poche munie d'une douille lisse de 8 mm environ avec la préparation. Sur une première plaque de cuisson, déposer des dômes d'environ 3 cm de diamètre et 2 cm de haut (qui figureront les chapeaux des champignons) en veillant à laisser un espace entre eux pour la circulation d'air. Sur la seconde plaque, déposer des boudins verticaux de 2 à 3 cm de haut sur une base de1 à 2 cm en diminuant la pression vers la fin pour que le sommet soit plus fin que la base. Saupoudrer les dômes et les pieds de cacao en poudre tamisé. Réserver la meringue restante.

Note: la recette originale prévoit 48 champignons, je n'en ai fait que la moitié ce qui était déjà énorme pour décorer une seule bûche.

Enfourner et laisser sécher environ 2h: la meringue est cuite quand elle se décolle sans efforts du papier sulfurisé. Avec un cure-dent ou la pointe d'un couteau, faire un petit trou au-dessous des "chapeaux" (côté plat) en creusant un peu. Assembler les champignons selon 2 méthodes:
  1. Assemblage façon Williams-Sonoma (proposé par les DBers)
Déposer un peu de meringue restante "crue" dans le trou à la base des chapeaux, coller le pied et remettre à sécher au four une quinzaine de minutes tête en bas pour achever de coller.
  1. Assemblage façon Martha Stewart (ma méthode)
Faire fondre le chocolat (hâché ou en pistoles) au bain-marie.
Avec un pinceau fin trempé dans le chocolat fondu, badigeonner le dessous des chapeaux en allant du centre vers la périphérie pour simuler les lamelles du champignon. Verser un peu de chocolat fondu dans le trou puis y insérer le pied (couper éventuellement la pointe) en l'enfonçant légèrement (ne pas trop forcer, c'est quand même de la meringue!!).
Disposer tête en bas les champignons assemblés dans le couvercle d'un plateau d'oeuf et laisser prendre à température ambiante.

Note: je me suis amusée à en colorer certains avec du colorant rouge alimentaire pour ajouter une touche de couleur et j'ai même tenté de faire un bonhomme de neige
.

Les champignons meringués peuvent être préparés à l'avance s'ils sont conservés dans une boîte hermétique à l'abri de l'humidité.


Montage

Note: pour une version filmée de la technique, voir ici (
clic) ou encore là (clic). Pour une version en photos étape par étape, un petit tour ici (clic), là (clic) ou là (clic).

Dérouler délicatement la génoise sur le plan de travail sans retirer le torchon ni le papier sulfurisé qui l'entourent. Puncher la génoise avec le sirop au café refroidi en imbibant bien au pinceau toute la surface. Fouetter la ganache pour lui redonner une consistance crémeuse et l'étaler régulièrement avec une spatule métallique sur toute la surface de la génoise.
Rouler la génoise garnie en serrant bien tout en s'aidant à nouveau du papier sulfurisé pour guider (attention cette fois-ci de le retirer au fur et à mesure de l'enroulage!!). Filmer et réfrigérer jointure dessous au moins 1 h avant l'assemblage final pour permettre à la ganache de solidifier un peu.
Transvaser délicatement la génoise garnie sur le plat de service protégé par des bandes croisées de papier sulfurisé. Avec un couteau bien aiguisé, commencer par réaliser des bouts francs en coupant 1 à 2 cm des bords. Couper ensuite les 2 extrémités de la génoise en biseau pour figurer les ramifications (j'ai coupé 2 morceaux inégaux, un long pour mettre sur le côté et un court pour le dessus mais libre à vous de faire ce que vous voulez). Coller ces ramifications avec de la crème au beurre côté coupé collé au tronc.
Recouvrir l'intégralité de la génoise avec la crème soit à la spatule soit à la poche à douille (si possible avec la douille canelée spéciale - clic).
Retirer délicatement le papier sulfurisé. Si c'est possible, il est conseillé de réfrigérer plusieurs heures le gâteau pour permettre à tous les parfums de bien se mélanger.
Saupoudrer le gâteau avec du sucre glace et décorer selon votre fantaisie avec les champignons en meringue.

Note: pour agrémenter mon gâteau, je n'avais évidemment pas envie des décorations traditionnelles en pâte d'amande ou en matériau non comestible. Avec le reste de ganache, j'ai fait des truffes que j'ai fourrées avec un morceau de nougat avant de les rouler dans le cacao en poudre non sucré et pour rappeler l'origine des parfums choisis, j'ai fait des feuilles en chocolat en utilisant du papier transfert avec des notes de musique et un pochoir cartonné fait maison. Et pour rappeler la note rouge de mes champignons, quelques groseilles surgelées.. et voilà!



20 décembre 2007

Sablés Marocains au Pistolet


Si j'avais eu plus de temps (beaucoup plus), si j'avais eu plus d'organisation (beaucoup beaucoup plus), je suis sûre que mon cooking gun (je sais, en français il faut dire seringue à pâtisserie mais c'est nettement moins drôle) n'aurait pas dépareillé dans la collection de Cook Toys glanée par Birgit. Comme beaucoup d'entre vous manifestement, j'adore les petits gadgets culinaires sensés nous rendre la vie plus facile surtout depuis le jour où j'ai eu une cuisine à moi-rien qu'à moi toute seule. Evidemment, devenir une blogueuse culinaire parfaite et accomplie n'a pas arrangé les choses, j'en veux pour preuve cet appareil destiné à façonner toutes formes de biscuits qui n'aurait probablement jamais atterri dans ma cuisine auparavant.
Je n'ai pas eu à chercher longtemps une recette avec laquelle étrenner mon joujou, les sablés marocains vus chez Chanit puis Burekaboy avaient depuis plusieurs mois déjà retenu mon attention. Traditionnellement, ces biscuits se présentent sous une forme plate ou une forme de serpentin façonnés comme les spritz alsaciens au bon vieux hâchoir à viande muni d'un embout spécial. Mais si vous n'avez ni pistolet dans vos placards, ni hâchoir dans vos greniers, que cela ne vous arrête pas pour tester ces délicieux sablés qui se dévorent sans hésiter.


(pour une bonne quarantaine de sablés)

  • 200g margarine ou beurre à température ambiante
  • 200g sucre
  • 2 sachets de sucre vanillé ou 20g sucre vanillé maison
  • 2 oeufs
  • 1 cs eau de fleur d'oranger ou de rhum (optionnel)
  • 400g farine T55
  • 2 cc levure chimique
  • 40g noix de coco râpée
  • 20g grains de sésame blancs ou dorés


Préchauffer le four th 6 (180°C).

Travailler la margarine ou le beurre dans une grande terrine: elle/il doit avoir la consistance d'une pommade. Ajouter les sucres et fouetter énergiquement le mélange jusqu'à obtenir une préparation crémeuse et légère. Ajouter les oeufs et le parfum et battre le mélange jusqu'à obtenir une préparation homogène et lisse.
Verser la farine et la levure sur la préparation et les incorporer avec une cuillère en bois sans trop travailler la pâte.
Ajouter la noix de coco et les grains de sésame et les mélanger à la pâte avec la cuillère en bois jusqu'à obtenir une pâte tendre mais ferme et homogène.

Prélever une partie de la pâte et la façonner grossièrement en boudin pour pouvoir l'introduire plus facilement dans la seringue à pâtisserie. Coucher les sablés sur des plaques de cuisson garnies de papier sulfurisé. Enfourner et cuire 10 min environ (les sablés doivent rester clairs).



Ces biscuits se conservent parfaitement plusieurs jours dans une boite hermétique. J'en ai également garni quelques-uns façon spritz avec du chocolat fondu et des pistaches concassées: un joli résultat visuel mais d'un point de vue gustatif, ces sablés sont meilleurs sans! Le mieux, c'est encore d'essayer!!


source: adapté de Chanit et Burekaboy

18 décembre 2007

Loukoumades, Boules Dorées de Grèce


Trois siècles avant notre ère, le poète grec Callimaque (Kallimachos) évoquait déjà les loukoumades, ces douceurs au miel offertes en petit cadeau aux vainqueurs des Jeux Olympiques Anciens dont Callimaque écrit qu'ils étaient "ravis de les obtenir". Il faut dire que croquer dans une de ces pâtisseries au coeur tendre gorgée de sirop mielleux devait être autrement plus réconfortant et plus appétissant que porter une couronne de laurier ou d'olivier! Les Turcs qui les appellent lokma (de l'arabe luqma: bouchée) ne s'y sont pas trompés: parfois appelées bouchées impériales pour souligner leur origine remontant à la cour des sultans ottomans, les lokma sont aujourd'hui un dessert populaire généralement servi avec le café ou offert aux visiteurs dans de grands plateaux à l'occasion de fêtes religieuses.
Pour les Juifs Sépharades originaires de Turquie et de Grèce, les bimuelos - nom judéo-espagnol ou ladino des loukoumades/lokma - représentent le dessert traditionnel et indissociable de la fête de Hanoucca au même titre que les soufganiot en Israel. Une excellente raison pour intégrer cette année ma ronde des beignets!
La recette que je vous propose est légèrement adaptée de celle de BurekaBoy (BB pour les intimes) qui en montre parfaitement le détail dans son blog avec moulte photos devant lesquelles je vous défie de résister!!


(pour 30 à 40 loukoumades)

  • 280g farine T55
  • 1,5 cc levure sèche
  • 3/4 cc sel
  • 2 cc sucre
  • 280g eau (j'ai remplacé 60g par du lait)
  • 1 cc jus de citron
  • 1 cc eau de fleur d'oranger
  • sirop de miel ou de sucre: 600g sucre, 360 ml eau, 2 cs jus de citron
  • sucre en poudre, cannelle, pistaches mondées ou noix pour le décor


Dans un grand saladier, mélanger la farine avec la levure, le sucre et le sel. Ajouter l'eau (ou le mélange eau/lait), le jus de citron et l'eau de fleur d'oranger et mélanger avec une cuillère en bois ou un fouet: la pâte obtenue doit être lisse, sans grumeaux et avoir la consistance d'une pâte à gaufres épaisse. Couvrir le saladier avec un linge propre et laisser reposer 1h30 environ ou jusqu'à ce que la pâte double de volume et soit pleine de bulles.

Pendant ce temps, préparer le sirop de sucre d'enrobage: mélanger dans une casserole le sucre, l'eau et le jus de citron. Porter à ébullition jusqu'à ce que tout le sucre soit dissous puis sans mélanger, mettre sur feu doux et laisser cuire 10 à 15 min jusqu'à obtention d'un sirop fluide. Parfumer éventuellement avec de l'eau de fleurs d'oranger ou de l'eau de rose.

Si vous voulez rester dans la tradition, utilisez plutôt un sirop de miel (miel légèrement dilué dans l'eau et parfumé avec le zeste et le jus d'un citron) et saupoudrer au préalable les loukoumades de cannelle.

Faire chauffer l'huile dans une friteuse ou une casserole à bords hauts: tester la température en plongeant un petit morceau de pain qui doit remonter tout de suite à la surface entouré de petites bulles.
Pour prélever et faire glisser la pâte (visqueuse et collante comme une biga) dans la friteuse, utiliser une cuillère trempée au préalable dans un verre d'huile. Prélever l'équivalent d'une cuillère à soupe rase de pâte (sans la mélanger pour éviter de la faire retomber) et la faire glisser doucement dans l'huile chaude en s'aidant éventuellement d'un doigt mouillé ou huilé pour pousser (frire 4 ou 5 lokmas de la taille d'un oeuf de caille à la fois). Retourner fréquemment les boules en cours de cuisson et les égoutter sur du papier absorbant dès qu'elles sont bien dorées.

Plonger les loukoumades dans le sirop de sucre, égoutter et décorer avec des pistaches mondées ou des noix concassées. Vous pouvez également servir les loukoumades simplement saupoudrées de cannelle et de sucre en poudre. Sur mes photos, les beignets sont arrosés de sirop d'érable: peut-être pas traditionnel mais vraiment bon!


source: adapté de Burekaboy

13 décembre 2007

Mes Gingerbread Men pour Annie

Trop de travail, des projets, beaucoup de boulange, de patiss.. j'ai bien peur de ne pas être dans les temps pour fabriquer des petits bonhommes en pain d'épices pour Annie.. en plus, mes enfants n'aiment pas le pain d'épices!!
Mais Annie étant Annie, impossible de ne pas participer même de manière... pas très conventionnelle au kkvkvk dont elle est la chef pour cette édition.

Voilà pour toi, ma sardine

La Haka des gingerbread men




sont pas sympas les boulangers néozélandais...??

et quand ils ont perdus, un p'tit coup de

Blues des gingerbread men





A très vite pour plein plein de sucreries et de gourmandises!!

07 décembre 2007

Hanoucca, Fête des Lumières.. et des Beignets!


Il y a 2 ans à l'occasion de Hanoucca (fête des Lumières) dont une des coutumes est de manger des beignets, j'avais eu envie de me lancer dans une ronde à travers le monde de cette pâtisserie presque aussi universelle que le pain. Après l'Espagne, la Hollande, l'Italie, Israel, le Maroc et le Japon, je vous propose à nouveau une sélection de recettes issues de différents pays pour célébrer comme il se doit - soit avec gourmandise - cette magnifique fête qui illumine les maisons depuis mardi soir.

Aujourd'hui, première étape en Allemagne avec les célébrissimes Berliner Pfannkuchen également connues sous le nom de Krapfen et surtout pour nous Français, Boules de Berlin.


(pour 25 à 30 beignets selon la taille)

  • 550g farine T55 (ou 45)
  • 1,5 cs levure sèche
  • 1 cc sel
  • 2 cs sucre
  • 4 oeufs
  • 100ml eau
  • 50ml lait
  • 2 cs rhum
  • 1 zeste de citron non traité
  • 100g beurre mou
  • 200g confiture ou marmelade au choix ou crème pâtissière
  • sucre glace ou sucre cristal pour l'enrobage
Comme pour la majorité des pâtes levées, vous pouvez faire la pâte des Berliner à la main, au robot ou dans la cuve de votre machine à pain.

Dans un grand bol pâtissier, mélanger la farine avec la levure puis ajouter le sel et le sucre et mélanger à nouveau. Creuser un puits, y verser l'eau, les oeufs, le rhum, le zeste de citron finement râpé et le lait. Mélanger avec une cuillère en bois en commençant par le centre et en élargissant le mouvement vers les bords en faisant tomber la farine au fur et à mesure. Quand la pâte commence à se rassembler en masse, la verser sur le plan de travail légèrement fariné et la travailler quelques minutes de façon à ce qu'elle devienne homogène.
Ajouter le beurre ramolli en plusieurs fois en travaillant la pâte après chaque ajout (n'ajouter que le strict nécessaire de farine pour empêcher la pâte de coller au plan de travail sous peine de l'alourdir). Continuer de pétrir au moins 10 min jusqu'à ce que la pâte soit devenue souple, lisse et élastique.
Mettre la pâte en boule dans un saladier légèrement huilé, couvrir avec du film alimentaire et laisser lever 1h à 1h30 (la pâte doit doubler de volume).



Ecraser gentiment la pâte pour la dégazer partiellement et la transférer sur le plan de travail légèrement fariné. Avec le plat de la main, écraser délicatement la pâte pour former un rectangle grossier que l'on dépose sur une plaque de cuisson recouverte d'un torchon propre. Couvrir avec du film alimentaire et réfrigérer environ 30 min.

Note: ma pâte est restée réfrigérée beaucoup plus longtemps (problème de planning!), environ 1h ou 1h30. Je l'ai simplement délicatement pressée du plat de la main pour la dégazer un peu afin qu'elle puisse à nouveau gonfler correctement après découpe

Abaisser le rectangle de pâte jusqu'à une épaisseur d'environ 1 cm (toujours sans trop appuyer, il ne s'agit pas d'écraser la pâte comme pour l'étaler, il faut qu'elle reste souple et gonflée). Avec un emporte-pièce de 6 cm ou un verre, découper des ronds réguliers et les déposer au fur et à mesure sur la plaque de cuisson garnie du torchon de cuisine légèrement fariné. Rassembler les chutes sans trop travailler et recommencer l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.

Note: la recette originale indique des ronds de 9 cm, ça m'a paru énorme pour des beignets individuels, je les préfère plus petits. Avec mes cercles de 6 cm, les beignets avaient une taille de petite pomme.

Couvrir avec un linge propre et laisser lever environ 1h.

Chauffer l'huile dans une friteuse ou une grande marmite à bords hauts jusqu'à ce qu'un petit morceau de pâte plongé dedans remonte immédiatement entouré de petites bulles: attention, l'huile ne doit pas être fumante sinon les beignets dorent immédiatement sans cuire à l'intérieur!
Plonger les disques de pâte dans l'huile (la quantité dépend de la taille de la marmite: de 2 à 4 beignets à la fois, il faut qu'ils aient la place de gonfler) et cuire environ 2 min par face.
Retirer les boules avec une écumoire et les déposer sur du papier absorbant.




Si vous souhaitez garnir vos Boules de Berlin, entailler légèrement le côté du beignet avec la pointe d'un ciseau et remplir avec de la confiture ou de la crème pâtissière placée dans une poche à douille.
Saupoudrer de sucre glace ou utiliser ma méthode infaillible pour des beignets joliment pailletés: verser du sucre en poudre fin ou cristal dans un petit sac papier (type sac papier de pharmacie ou primeur), mettre le beignet dans le sac, refermer et secouer!!

Ces Boules de Berlin sont très légères (en texture!), très agréablement parfumées et restent souples le lendemain, fait plutôt remarquable pour des beignets qui généralement durcissent au bout d'une nuit. Des beignets vraiment délicieux que je vous recommande, d'ailleurs un p'tit bout de fillette de 1 an ne s'y est pas trompée... pas facile de prendre des photos à hauteur de bébé!!


Source: adaptée de la recette du Chef Pâtissier François Payard (NY) sur marthastewart.com

04 décembre 2007

Le Fresh Ginger Cake Bluffant de David


Avec la quantité impressionnante de recettes parues dans les livres, revues, magazines, sites, forums et blogs de cuisine (et je ne parle même pas de la télévision!!), qu'est-ce qui fait que notre choix s'arrête un jour sur une recette précise, celle qu'il nous faut tester sans plus tarder... la composition? la photo alléchante? la description tentante? la réputation de son auteur? sa propre renommée? la fashion-attitude (ingrédients tendance)? l'air du temps (saisons, fêtes)?
Ou tout ça à la fois comme pour le Fresh Ginger Cake de David?
L'inénarrable David Lebovitz dit que c'est sa recette la plus demandée et ce depuis des années: à San Fransisco d'où il est originaire, ce gâteau est même servi dans les restaurants sous le nom de "Dave's ginger cake". Bref, un gâteau culte. La première fois que j'en ai entendu parler chez Melissa, j'avais d'abord été accrochée par sa photo avant de m'apercevoir qu'il s'agissait d'un gâteau au gingembre frais et à la mélasse, des ingrédients que je n'avais encore jamais utilisé dans un dessert mais qui m'attiraient plus par curiosité que par goût.
Sauf que.. quelques jours plus tard, je recevais directement la recette dans la newsletter de D. Lebovitz (oui, je suis fan!) accompagnée de ça:


(photo "OMG" de D. Lebovitz)

Vous pouvez résister, vous?? Pas moi!
Je l'avoue, j'ai été un peu frileuse sur la quantité originale de gingembre: 120g! .. j'ai préféré pour une première jouer petit en n'en mettant que la moitié. Pareil pour les épices (1/2 cc clous de girofle, 1 cc cannelle) que j'ai accommodées à mon goût.. et c'était parfait!
Ce gâteau est si moelleux, si parfumé, si complexe en épices, si frais.. vous allez l'adorer!!


(pour 2 moules à cake de 22 cm)

  • 60g gingembre frais (au lieu de 120g)
  • 125g miel
  • 125g mélasse noire
  • 200g sucre
  • 250g huile
  • 250g eau
  • 2 cc bicarbonate de sodium
  • 350g farine
  • 1/2 cc poivre noir du moulin
  • 1 belle pincée de cannelle
  • 1 grosse pincée d'anis vert
  • 2 oeufs

Préchauffer le four th 6 (180°C). Garnir le fond d'un moule à charnière de 23 cm ou de 2 moules à cake de 22 cm avec du papier sulfurisé.

Peler et hâcher très finement le gingembre frais (ne râpez pas le gingembre frais sous peine d'avoir des fibres dans le gâteau).

Dans un grand bol, battre la mélasse avec le sucre et l'huile jusqu'à ce que le mélange soit homogène.
Porter l'eau à ébullition, ajouter hors du feu le bicarbonate puis ajouter immédiatement au mélange précédent. Ajouter le gingembre râpé et mélanger.
Ajouter petit à petit la farine tamisée avec les épices en mélangeant avec une cuillère en bois. Ajouter les oeufs et bien mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène.
Verser la pâte dans le(s) moule(s) et cuire environ 40 min ou jusqu'à ce qu'un cure-dent enfoncé au centre du gâteau ressorte propre.
Laisser refroidir le gâteau au moins 30 min avant de démouler et de retirer le papier sulfurisé.


Servir le fresh ginger cake avec des poires ou des pommes pochées, ou de la glace ou comme ici avec de la crème fouettée parfumée.
Ce gâteau reste moelleux et se conserve très très bien pendant plusieurs jours.




Source: recette adaptée de Room for Dessert de D. Lebovitz

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