30 novembre 2007

Sables Chocolat-Poivre.. et Thym-Citron!!



Autant je peux passer des heures à malaxer la pâte, la chouchouter, la pétrir, la façonner, autant je n'aime pas réaliser des biscuits à l'emporte-pièce: étaler la pâte, découper, rassembler les chutes, re-étaler, re-découper... je trouve cela ennuyeux et rébarbatif.. sans doute est-ce la raison pour laquelle je suis devenue inconditionnelle des recettes de sablés "icebox" comme disent les américains, ces biscuits dont la pâte est façonnée en boudin, réfrigérée puis tranchée.
C'est net, régulier, rapide, pratique... et quand de surcroit, cela donne des sablés comme ceux que je vous propose ici, délicieusement croquants et parfumés, au goût puissant de chocolat renforcé par le café et le poivre, et si jolis avec leur bord pailleté, il n'y a pas à hésiter!!

Aparté: puisqu'il parait - aux dires d'un tit'oiseau- que je "fais ma crâneuse" avec mon pain, autant le faire à fond... je vous invite à lire mon Interview Gourmande dans le blog non moins gourmand de Thierry Roussillon Thym-Citron.. tiens, je me demande ce que cette association donnerait dans des sablés..


(pour une trentaine de sablés)

  • 220g farine T55
  • 60g cacao en poudre non sucré
  • 1/4 cc sel
  • 1/4 cc poivre noir moulu
  • 1 pincée de cannelle (facultatif)
  • 1 cs café soluble type espresso
  • 170g beurre ramolli (ou margarine sans lait)
  • 200g sucre
  • 1 oeuf
  • 1,5 cc extrait vanille liquide
  • poivre noir du moulin, sucre cristal ou perlé pour le décor


Dans un bol moyen, tamiser ensemble la farine et le cacao puis mélanger avec le sel, le poivre, la cannelle et le café soluble. Réserver.

Dans un grand saladier ou le bol du robot muni de la feuille pour les plus nantis, travailler le beurre en pommade puis ajouter le sucre et battre le mélange plusieurs minutes de manière à obtenir une crème légère. Ajouter l'oeuf et la vanille et continuer à battre pour les incorporer.

Ajouter le mélange farine et mélanger juste ce qu'il faut pour l'amalgamer: la pâte n'est pas très homogène à ce stade.
Verser sur une feuille de papier sulfurisé, rassembler à la main les morceaux pour obtenir une boule de pâte et façonner en boudin d'environ 5 cm de diamètre. Recouvrir et envelopper le boudin de pâte avec le papier sulfurisé et mettre au réfrigérateur au moins 1 h.

La pâte peut être préparée la veille et conservée au frais pendant la nuit.

Préchauffer le four th 6 (180°C).

Déposer le boudin de pâte directement sur une planche à découper et le laisser légèrement ramollir pendant 5 min. Rouler le boudin dans du sucre cristal ou du sucre perlé concassé au pilon en appuyant délicatement pour bien faire adhérer le sucre à la pâte.
Découper des tranches de 0,6 cm de large environ de préférence au coupe-pâte ou avec un grand couteau lisse. Déposer les tranches sur des plaques de cuisson garnies de papier sulfurisé en veillant à laisser au moins 3 cm d'espace entre elles. Saupoudrer les tranches avec un tour de moulin de poivre (plus ou moins selon les goûts).
Enfourner et cuire environ 10 min (le centre doit résister doucement quand on appuie dessus). Transvaser sur une grille pour refroidir.

Ces sablés se conservent plusieurs jours dans une boîte hermétique.


Source: adapté de marthastewart Living

27 novembre 2007

American Pumpernickel - Pain Noir à l'Américaine


Même si vous ne connaissez pas son nom original Pumpernickel, il est probable que vous ayez déjà eu l'occasion au moins de voir ce fameux pain de seigle au levain traditionnel venu d'Allemagne et des pays de l'Est, Pologne et Russie. Appelé également "pain noir", le pumpernickel doit sa coloration naturelle à son type de cuisson inhabituelle pour un pain: très longue, à couvert et à basse température, conditions favorisant la réaction de Maillard qui comme la caramélisation provoque un brunissement du pain mais surtout l'apparition de substances aromatiques responsables de sa flaveur caractéristique, mélange douceâtre de café et de chocolat noir.
Aujourd'hui aux Etats-Unis, le Pumpernickel de style allemand a laissé sa place à l'American Pumpernickel, une version plus allégée et édulcorée au sens premier: un mélange de blé et de seigle pour un meilleur développement et un goût moins prononcé, de la levure à la place du levain, un temps de cuisson classique compensé par l'addition d'agents colorants et exhausteurs de goût - généralement la mélasse, le café et le chocolat.. en somme, un pain assez proche du Jewish Rye offrant lui aussi un excellent support aux delicatessen.
Dans The Bread Bible, Rose Levy Berenbaum (RLB pour les intimes) propose une version corrigée de l'American Pumpernickel, plus aérée, tendre et moelleuse que l'original mais dont le goût légèrement épicé est tout aussi intense grâce à sa technique éprouvée de fermentations en série. A essayer sans tarder!


(pour un pain de 750g)


Pour le Levain-levure
  • 80g farine T65 ou T55
  • 70g farine seigle T130 (ou T170 complète si vous en trouvez!) (*)
  • 3/4 cc levure sèche instantanée
  • 1/2 cs graines de carvi
  • 240g + 1 cs eau
  • 1 cs vinaigre de cidre (j'ai mis du balsamique - oups!)
  • 1 cs miel
  • 1 cs mélasse noire
  • 1 cs caramel liquide (voir note)

Pour la Pâte

  • 230g farine T65 ou 55
  • 70g farine de seigle T130
  • 3/8 cc levure sèche instantanée
  • 2 cs cacao en poudre non sucré
  • 1 cs sucre
  • 1 cc café soluble (je prends de l'espresso)
  • 1/2 cs huile neutre type tournesol


Préparation du levain-levure

Dans un grand saladier, mélanger la farine de blé, la farine de seigle, la levure et les graines de carvi. Creuser un puits, verser l'eau, le vinaigre, le miel, la mélasse et le caramel (voir note) puis mélanger avec un fouet à main pendant 2 min pour incorporer de l'air. Râcler les bords avec une spatule en caoutchouc pour faire retomber la pâte.
La pâte doit être lisse et avoir la texture d'une pâte épaisse type pâte à gaufres. Couvrir avec un torchon de cuisine et réserver.


(*) RLB utilise une farine "spéciale pumpernickel" composée de seigle complet grossièrement moulu (tout le grain est moulu, d'où la richesse en fibres et en son). La coloration du pain sera plus marquée en utilisant de la farine de seigle complète T170 plus foncée.

Note: dans la recette originale, RLB utilise une poudre de caramel commerciale qu'elle ajoute en même temps que les ingrédients pour la pâte: il s'agit en réalité de caramel cuit jusqu'à ce qu'il devienne fumant et noir, versé et refroidi sur une plaque puis réduit en poudre au mixer. Je ne crois pas que ce produit soit vendu en France et franchement, j'avais la flemme d'en faire: j'ai donc utilisé du caramel liquide et c'est pour cette raison que je l'ai ajouté dans le levain-levure.


Préparation de la Pâte

Dans un bol, mélanger la farine de blé (en réserver éventuellement une poignée pour le pétrissage) et la farine de seigle avec la levure, le cacao, le sucre et le café soluble. Répartir délicatement ce mix par cuillérées sur le levain-levure sans mélanger: il doit recouvrir entièrement le levain. Couvrir le saladier avec du film alimentaire et laisser fermenter entre 1 h et 4h (j'ai laissé 3h30).

Note: La surface de la farine doit avoir craquelé sous la poussée du levain qui doit être mousseux et former des bulles. Pour un pain aux arômes plus développés, il est conseillé de laisser pousser le levain-levure 1h à température ambiante puis de le mettre au réfrigérateur pour une fermentation lente pendant 8 à 24h.




Verser l'huile et le sel dans le saladier et mélanger avec une cuillère en bois ou directement à la main jusqu'à ce que toute la farine soit humidifiée puis travailler la pâte jusqu'à formation d'une boule qui se décolle des parois.
Verser la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et pétrir 5 bonnes minutes por commencer à développer le réseau glutineux en ajoutant un minimum de farine: à ce stade la pâte est très collante, c'est normal. Couvrir la pâte avec le saladier retourné et laisser reposer 20 min au bout desquelles la pâte deviendra plus facile à manipuler.


Comme toutes les pâtes à base de farine de seigle, cette pâte est collante: continuer à la travailler en ajoutant le minimum de farine, au besoin utiliser le coupe-pâte pour la soulever et la manipuler.

Pétrir à nouveau la pâte pendant 5 min: elle doit devenir très lisse et élastique et ne doit plus coller au plan de travail. A ce stade, la pâte pèse environ 820g. Remettre la pâte en boule dans le saladier légèrement huilé et vaporiser un voile d'huile sur la surface. Couvrir avec du film alimentaire et laisser la pâte reposer jusqu'à ce qu'elle double de volume environ 1h30 à 2h.

Ecraser la pâte gentiment puis la transvaser sur le plan de travail légèrement fariné. Avec le plat de la main, aplatir la pâte et former un rectangle. Plier en portefeuille (tour simple - clic-), replier les extrémités vers le dessous puis remettre la pâte dans le saladier et huiler à nouveau la surface. Couvrir avec le film alimentaire et laisser doubler de volume entre 1h et 1h30 (la pâte gonfle plus rapidement car elle contient plus d'air).

Verser la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et l'écraser doucement pour la dégazer un peu et former un rectangle grossier. Façonner la pâte en en boudin comme expliqué ici ou . Le déposer sur une plaque de cuisson garnie d'une feuille de cuisson ou de papier sulfurisé ou encore saupoudrée de farine ou de semoule de maïs.

Note: Si vous désirez un pain régulier et bombé, je vous conseille toutefois de déposer le pâton (soudure dessus) dans un banneton ovale saupoudré de farine (c'est ce que j'ai fait) ou de réguler la pousse vers le haut en encadrant le pâton par des bouteilles comme déjà vu ici.

Couvrir avec du film alimentaire huilé ou simplement avec un saladier retourné. Laisser lever jusqu'à ce que la pâte double pratiquement de volume environ 1h (quand on presse délicatement l'index sur la pâte, l'empreinte doit revenir doucement sur elle-même).

Préchauffer le four th 7 (210°C) au moins 30 min avant la cuisson ou 1h si vous utilisez une pierre à pizza. Mettre la grille du four dans la position la plus basse et y placer pendant le préchauffage une pierre ou une plaque à pâtisserie plus grande ou de taille identique à celle sur laquelle a été déposé le pain. Poser sur la sole du four un récipient métallique.

Juste avant d'enfourner, inciser le pain sur la largeur 4 ou 5 fois avec une lame de rasoir puis le vaporiser légèrement avec de l'eau et le saupoudrer de graines de sésame. Si vous avez opté pour un apprêt en banneton, inverser d'abord le pain sur la plaque de cuisson recouverte de semoule de maïs.
Poser la plaque de cuisson sur la plaque préchauffée, verser 3 ou 4 glaçons dans le récipient métallique et fermer immédiatement la porte. Cuire 15 min puis baisser la température du four à th 6-7 (190°C) et continuer la cuisson environ 20 min (le pain doit sonner creux lorsqu'on tapote sur le dessous). Refroidir sur une grille.

Note: pour obtenir un pain brillant, il est possible de le glacer avant et après cuisson avec une solution de fécule de maïs. Je ne l'ai pas fait par goût: j'aime les pains avec une croûte naturelle, je les trouve plus attrayants et appétissants que des pains brillants comme du plastique!




En dehors du parfum imposant mais fugitif de chocolat qui s'en dégage à la sortie du four, ce pumpernickel américain n'a rien d'un pain sucré ou brioché: il s'agit véritablement d'un pain au seigle au goût caractéristique de carvi.. simplement noir.. enfin, marron très foncé chez moi. La combinaison d'ingrédients mélasse/cacao/caramel/café, si elle joue principalement sur la couleur finale du pain, lui apporte également des arômes subtils, mélange de douceur et d'épices, probablement proches de celles de l'authentique pumpernickel.
Si vous préférez un pumpernickel plus dense, vous pouvez remplacez une partie de la farine T65 dans la pâte par de la farine complète T110. Et si vous avez envie d'un pain aux arômes plus puissants et développés et d'une saveur plus authentique, gardez un peu de pumpernickel d'une première fournée, laissez-le vieillir 2 ou 3 jours et incorporez-le dans la pâte de la nouvelle fournée.


Source: adapté de The Bread Bible de Rose Levy Beranbaum

21 novembre 2007

Cake au Chocolat d'Alain Ducasse


Une des choses qui me fascinent le plus dans la fabrication du pain est la possibilité presque infinie de créer de nouveaux pains avec un goût, une texture, des arômes différents avec exactement les mêmes ingrédients: prenez de la farine, de l'eau, de la levure et un peu de sel et vous voilà avec une baguette croustillante en France, un soupçon de matière grasse et on passe sans complexe de la naan plate d'Asie au gros pain italien moelleux... de la magie!!
C'est un peu de cette magie que je retrouve avec les gâteaux au chocolat: les recettes suivent, se ressemblent et pourtant il y a toujours quelque chose de différent dans le résultat final. Fondant, moelleux, coulant, intense ou corsé, dense ou aérien, j'ai l'impression que chaque recette a son mot à dire.. et ce n'est pas Mamina qui me contredira avec sa compilation!!
Cette recette en est tout à fait l'illustration: j'ai beau être une fan inconditionnelle du Pleyel, ce cake d'Alain Ducasse est celui vers lequel je reviens toujours. Parce qu'il extrêmement rapide à réaliser, parce qu'il est de loin le plus moelleux grâce à l'huile et à la crème qu'il contient, parce qu'il est corsé et doux à la fois, parce qu'il est simplement bon. Essayez-le nature ou servi comme ici avec de la crème fouettée au café et quelques griottes compotées.. un délice!


(pour 2 petits moules à cake de 15 cm ou un grand de 28 cm)

  • 200g farine T55
  • 85g cacao en poudre non sucré
  • 7g levure chimique (les 3/4 d'un sachet)
  • 125g d'oeufs (3 petits)
  • 300g sucre
  • 140g huile végétale type arachide ou tournesol
  • 125g crème double (j'ai utilisé ma crème liquide végétale)
  • 240g lait entier (j'ai utilisé du lait de soja)


Préchauffer le four th 6-7 (200°C). Beurrer le(s) moule(s).

Dans un bol moyen, tamiser ensemble la farine, le cacao en poudre et la levure. Réserver.

Dans un grand saladier, fouetter énergiquement les oeufs entiers avec le sucre et l'huile jusqu'à ce que le mélange prenne la consistance d'une mayonnaise fluide et lisse. Incorporer les ingrédients secs petit à petit en mélangeant bien après chaque addition puis détendre la pâte avec la crème. Ajouter le lait et mélanger sans trop travailler la pâte qui doit être homogène.

Verser la pâte (elle doit arriver à mi-hauteur si vous utilisez 2 petits moules à cake ou aux 3/4 pour un seul grand moule). Egaliser la surface avec une maryse et enfourner: commencer par cuire 10 min puis baisser le thermostat à 150°C (th 5) et continuer la cuisson environ 55 min. Vérifier en enfonçant un pic à brochette qu'il ressorte propre.

Refroidir dans le moule posé sur une grille environ 10 min avant de démouler.



Ce cake se conserve parfaitement et reste moelleux s'il est emballé dans du film alimentaire une fois complètement refroidi.


Source: adapté de Grand Livre de Cuisine d'Alain Ducasse : Desserts et pâtisserie

18 novembre 2007

Petits Pains d'Automne Pomme*Chataigne


Décidément, ça ne s'arrange pas!! Et en même temps, c'est logique: plus je passe du temps dans ma cuisine, moins j'en dispose pour pouvoir partager la quantité maintenant énorme de recettes que je réalise à tour de bras (c'est vraiment le cas de le dire!!). Et quand j'arrive enfin à trouver un peu de temps, ce sont les mots qui me manquent!
Mais bon, pour cette recette créée spécialement pour la nouvelle édition de A Vos Casseroles sur le thème Pommes et Marrons, nul besoin de grands discours ni de documentation technique et historique. Juste un heureux concours de circonstances, comme cela peut arriver parfois quand tout est là pour que ça marche: les enfants en vacances, des pommes qui traînent dans la corbeille de fruits, un bocal improbable de chataignes dans le placard, une envie de petits pains moelleux réconfort.. Voilà!


(pour 10 petits pains)

  • 450g farine T55
  • 50g chataignes cuites pelées
  • 10g sel
  • 40g sucre
  • 16g levure fraiche de boulangerie
  • 200g lait
  • 100g eau
  • 1 pincée de vanille en poudre (optionnel)
  • 30g beurre ou margarine
  • 1 pomme acidulée type Granny Smith
  • 80g chataignes cuites pelées

Dans un grand saladier, verser la farine tamisée et mélanger avec les chataignes grossièrement moulues, le sel et le sucre. Creuser un puits: y émietter la levure puis verser l'eau, le lait et la vanille. Mélanger avec une cuillère en bois ou la main en faisant tomber la farine petit à petit jusqu'à formation d'une pâte molle et collante.

Verser sur le plan de travail légèrement fariné et pétrir la pâte environ 5 min jusqu'à ce qu'elle forme une boule homogène. Incorporer le beurre ramolli en pétrissant pendant au moins 5 min puis continuer à travailler la pâte encore 5 min jusqu'à ce qu'elle devienne souple, élastique et lisse.
Mettre la pâte en boule dans le saladier, couvrir avec du film alimentaire et un torchon et laisser reposer environ 1h30 (la pâte doit doubler de volume).

Transvaser la pâte sur le plan de travail fariné. Ajouter la pomme pelée coupée en petits dés et les chataignes hâchées grossièrement. Replier la pâte par-dessus et pétrir quelques minutes pour les incorporer entièrement: les pommes ont tendancce à s'échapper de la pâte et à la rendre collante en l'humidifiant. Pas de panique: un voile de farine et tout rentre dans l'ordre!!
Mettre la pâte en boule dans le saladier, couvrir et laisser reposer 45 min à 1h.



Transvaser la pâte sur le plan de travail légèrement fariné. Replier 3 ou 4 fois la pâte sur elle-même, la retourner puis la diviser en 10 morceaux de même poids (environ 110g).
Bouler chaque morceau régulièrement (voir technique de boulage ici) et les déposer en quinquonce sur une plaque de cuisson garnie de papier sulfurisé. Couvrir avec un torchon propre (sauf si vous les mettez à lever dans le four fermé) et laisser lever 45 min environ.

Préchauffer le four th6 (180°C). Juste avant d'enfourner, jeter 2 ou 3 glaçons sur la sole du four ou dans un récipient métallique placé dans le bas du four. Enfourner les pains et cuire 15 à 20 min jusqu'à ce qu'ils prennent une belle couleur d'automne et qu'ils sonnent creux en frappant le dessous. Refroidir sur une grille.



Ces pains ont une croûte un peu molle et une mie très moelleuse qui rappelle beaucoup les pains viennois: ils sont parfaits pour un petit déjeuner ou un goûter. Mais si vous préférez un pain plus classique, je vous suggère de ne pas mettre de lait (qui attendrit la croûte) , de diminuer la dose de sucre à 15g et d'oublier le beurre: vous obtiendrez des petits pains originaux et fruités qui accompagneront sans problèmes un plateau de fromages et pourquoi pas une belle pièce de viande.

09 novembre 2007

Ma Photo pour Une Table de Fête

"Je vous demande juste de m'envoyer votre plus belle photo culinaire. Cette photo sera celle qui vous a enchanté, celle qui vous a fait dire en la mettant en ligne avec votre recette "c'est la meilleure que j'ai faite" [...], celle dont la mise en scène, la netteté, les couleurs, la justesse par rapport à la recette sont une pure merveille à vos yeux"


THE photo


Quand il y a quelques semaines, j'ai décidé de participer au jeu d'Edith, "Nos plus belles photos culinaires", je n'ai même pas pris la peine de fouiller dans mon blog pour savoir immédiatement quelle était LA photo choisie, celle qui collait parfaitement au texte d'Edith cité plus haut.

Comme beaucoup d'entre vous j'imagine, la photographie culinaire avec ses mises en scène, son décor, sa lumière, ses angles et tout son jargon professionnel incompréhensible était un domaine inconnu pour moi avant d'avoir un blog de cuisine. Il faut dire qu'avec un blog principalement axé sur la boulange, mes photos au départ avaient pour but de montrer des formes, des textures de mie, d'expliquer des façonnages... illustrer la recette pas la sublimer. Petit à petit, je me suis prise au jeu - notamment grâce à mon nouvel appareil photo - et je dois dire que cet univers est absolument fascinant.. un univers où se mélangent l'artistique, la créativité, la poésie du regard et la technique la plus rigoureuse.
En bref, un monde qui nécessite un talent que je n'ai pas.. voilà pourquoi cette photo au premier regard m'a complètement émerveillée (pan sur la modestie!!).

Faite en lumière naturelle un après-midi du mois d'Août, sans aucune préparation juste un tissu noir pour le fond. Au départ, je voulais montrer les différentes couches du tiramisù et j'avais commencé par faire des vues de face de mes verrines mais comme je ne suis pas douée, il y avait des reflets sur le verre pas très bien venus.


J'ai donc fait des vues en plongée du tiramisù entamé, mais là encore il manquait quelque chose. Les couches étaient bien visibles mais du coup, je trouvais qu'on ne retrouvait pas la texture mousseuse de la cuillérée.



Et c'est là que j'ai eu l'idée d'appeler à la rescousse une petite assistante pour me tenir la cuillère: j'ai fait 2 ou 3 gros plans mais j'ai finalement choisi cette photo pour une simple raison: la main de ma fille à laquelle la cuillère était destinée, ma gourmande Avital.. Voilà!


Et puisque l'on parle de photos culinaires (voire photo tout court), un petit aperçu de ceux chez qui j'aimerais grapiller une miette de talent: Béa (bien sûr!), Karine, Matt, Laura, Mae Gabriel, Fiordizucca, Keiko, Chubby Hubby, Andrew, Rasa Malaysia etc..

06 novembre 2007

THE Recompense et des Fleurs!!!

En règle générale, je mets beaucoup de temps entre la réalisation d'une recette et la publication de la note correspondante sur le blog: manque de temps, manque d'envie, manque de mots.. mais rarement un billet m'aura pris autant de temps pour être publié, et pour cause!! Il s'agit de vous parler d'une chose qui ne met pas très à l'aise et qui a contribué à ma longue hésitation: jouer malgré moi le jeu de l'autocongratulation, du lancer de fleurs et de la mise en avant auxquels j'espère ne pas vous avoir habitués depuis plus de 2 ans d'existence du Petrin (fleurs).




Sans doute parce que j'ai été élevée à une époque où la reconnaissance sociale et la valeur d'un individu étaient intimement liées à son travail, sans doute parce que j'ai passé de nombreuses années sur les bancs étudiants entre concours et examens ("beaucoup d'appelés, peu d'élus"), je dois dire que depuis le début, le Thinking Blogger Award me laisse perplexe et mal à l'aise sur son principe.

D'abord parce que d'imposer le choix de 5 blogs (pourquoi 5, tant qu'à faire de décerner des "awards", autant le faire classiquement en proposant 1 choix parmi plusieurs candidats et ce dans plusieurs catégories exactement comme le fait ce site - clic), et d'imposer à ces 5 blogs d'en faire de même et de faire un lien vers le "thinking blogueur" me parait le moyen le plus sûr de finir par tourner en rond dans la blogosphère (avec un petit côté Ecole des Fans: tout le monde a gagné! qui dévalorise la récompense).. et de faire une belle pub au concepteur!
Ensuite parce que selon le principe "il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves", je préfère agir plutôt que dire, vagabonder parmi les blogs selon l'envie et l'intérêt plutôt qu'au travers d'une liste imposée (d'ailleurs, cela fait longtemps que j'ai abandonné ma blogline et que je visite les blogs selon la nature du billet) et que cela me met mal à l'aise de mettre en lumière 5 personnes dont j'apprécie le blog parce que cela signifie forcément de l'ombre pour d'autres que j'apprécie tout autant.

Mais comme j'ai aussi été élevée dans le respect d'autrui et le savoir-vivre (fleurs), je veux bien jouer le jeu entièrement parce que cela me semble la moindre des politesses envers les personnes qui ont eu la gentillesse de penser à moi. Ironie de l'histoire: alors que je regrette le côté immodeste du jeu, je ne peux faire autrement que de citer toutes ces personnes dont la liste s'est allongée (fleurs) au fur et à mesure que le jeu tournait et que je n'avais donné aucun retour par un billet consacré.

Merci infiniment à Estelle, Isma, Mimosa, Mireille, Oum Koulthoum, Sophie, Trinidad, Vinciane et Zapbook (par ordre alphabétique, comme à l'école!!) d'avoir fait rosir mes joues de plaisir.
Parmi la quantité de blogs francophones où je flâne quand le parfum m'appelle et qui sont les premiers à avoir jailli de mon esprit quand il a bien fallu faire un choix (beurk), il y a:

Vanessa de Confiture Maison qui est bien la preuve qu'on peut aller loin avec une banane (private joke),

Karine de Le Carrefour pour sa simplicité, la fumée de ses plats et son si joli sourire,

VerO de DelimOOn pour ses coups d'oeil et sa philosophie,

Fabienne de Eggs & Mouillettes parce que..,

et Prawn qui me fait toujours tellement rire avec ses déboires qu'elle appelle ses Bonheurs,

et.. et... en bonus: LA MANGUE, la kitchen plouc la plus mode de la blogosphère pour sa capacité à attirer tous les losers de la toile même en parlant la bouche pleine (ça va là, j'ai bien rattrapé..? lol)

qui feront ce qu'elles voudront de mon choix...

En même temps, ça me semble tellement ridicule de ne pas parler de Fidji, ma marraine de blog et ma boulangeuse préférée, Gracianne que j'aime no comment, Sha dont j'apprécie tant les ptitsmiams, Johanna qui est tout sauf une courge, Annie la poétesse avec qui je partage un goût pour les renards.. il y en a tant.. je ne leur donne pas un "award", je leur donne ma virtuelle amitié.

Et surtout surtout, j'ai envie de faire une mention spéciale à Céline Marine découverte il y a peu de temps à qui j'aimerai donner un coup de chapeau et d'admiration pour son investissement et sa volonté à aider celui qui n'était avant qu'un inconnu..

02 novembre 2007

Petits Moelleux Pistache Coeur Rouge


Et dire qu'avant d'ouvrir un blog, je n'aimais pas mais alors pas du tout la pistache dans les desserts que ce soit dans les crèmes, les gâteaux ou les glaces! D'ailleurs, c'est bien simple: les pistaches chez moi ont toujours eu des coques et des petits grains de sel (parce que celles-là, je les dévore!!). Encore aujourd'hui, il serait impossible de me faire manger une glace à la pistache .. par contre, dans les gâteaux...
J'aime autant vous le dire tout de suite: ces moelleux ne sont pas pour les enfants.. en tout cas, pas les miens. Parce que ces petits gâteaux sont de la pure pistache, parce qu'ils sont trop moelleux (les gâteaux qui rebondissent comme des coussinets quand on appuie dessus, c'est une consistance qui intrigue plus qu'elle n'attire les enfants), parce que la note acidulée de la griotte qui contraste merveilleusement avec la douceur du gâteau et qui s'associe si parfaitement à la pistache pour nos palais adultes fait toujours grimacer les petites bouches..
Vous savez quoi..?! J'ai hâte d'en refaire...


(pour 12 moelleux)
  • 125g pistaches émondées
  • 150g sucre glace
  • 40g farine
  • 150g beurre/margarine fondu(e)
  • 5 blancs d'oeufs (150g)
  • 1/2 cc extrait vanille liquide (le mien est fait maison)
  • optionnel: cerises acides en sirop reconfites maison ou griottes
  • 60g sucre
  • 60g eau
  • 35g pistaches mondées hâchées grossièrement


Préchauffer le four th 6 (180°C). Beurrer 10 moules à muffins ou disposer 12 caissettes en papier.

Moudre les pistaches par petites pulsations de manière à obtenir un sable grossier (j'aime le croquant donc je m'arrange toujours pour qu'il reste des petits morceaux dans ma poudre).

Dans un saladier moyen, tamiser le sucre glace et la farine. Ajouter la poudre de pistaches, le beurre fondu, les blancs d'oeufs légèrement battus et la vanille. Mélanger avec une cuillère en métal sans travailler la pâte, juste assez pour humidifier les ingrédients secs.

Répartir cette préparation dans les moules en 2 fois: verser environ 2 cs de pâte par moule, intercaler 2 ou 3 cerises aigres ou griottes puis recouvrir de la même quantité de pâte.
Cuire environ 15 à 20 min en testant avec un cure-dent au bout de 15 min: il doit ressortir propre.

Laisser reposer 5 min hors du four avant de les démouler sur une grille.




Décor

Préparer un sirop de sucre ave le sucre et l'eau en les faisant chauffer dans une petite casserole jusqu'à ébullition puis en laissant cuire 4 min pour obtenir un sirop épais.
Incorporer hors du feu les pistaches grossièrement hâchées (je le fais au couteau pour avoir de gros morceaux) puis répartir ce mélange sur les moelleux. Saupoudrer de sucre glace pour servir.

Note: vous pouvez substituer le sirop de sucre par du sirop d'érable, je l'ai fait et c'est très bon. Si vous voulez un décor un peu plus habillé pour un petit four "de luxe", continuer la cuisson du sirop jusqu'à la caramélisation puis dès obtention d'une belle couleur ambrée, verser sur une plaque huilée ou une feuille de silicone, répartir dessus les pistaches concassées et laisser refroidir. Casser en petits morceaux pour obtenir des éclats de caramel aux pistaches et les coller sur les moelleux avec une pointe decaramel, miel ou autre.




Source: adapté de Biscuits et petits gâteaux Ed. Marabout


LinkWithin Related Stories Widget for Blogs