30 août 2006

Hot Dog Buns


Pour une raison probablement liée à l'invasion tentaculaire des fast-food dans le monde, qui dit "hamburger" associe automatiquement sandwich n°1 des Américains.. et pourtant!! Saviez-vous que chaque année, les Américains consomment en moyenne 60 hot dogs par personne!! Et saviez-vous que pendant le week-end de la fête nationale du 4 Juillet, 155 millions de hot dogs sont engloutis.. pire, en l'espace de 3 mois d'été, ce ne sont pas moins de 7 milliards de hot dogs qui sont consommés dans le pays!!! Le Hot Dog est tellement ancré dans la culture américaine (comme le baseball auquel il est définitivement associé) que lors de la visite du roi d'Angleterre Georges VI, le président F. D. Roosevelt et son épouse en firent servir à leurs invités royaux lors du pique-nique organisé dans leur propriété de Hyde Park le 11 Juin 1939!
Le Roi en a repris...


(pour 12 pains à Hot Dog)

  • 850g farine T65
  • 4 cc levure sèche instantanée
  • 1,5 cc sel
  • 2 cs sucre
  • 1 oeuf entier
  • 1 jaune d'oeuf
  • 30g beurre mou
  • 250 ml lait
  • 240 ml eau
  • 1 blanc d'oeuf additionné d'1 cs d'eau, graines de pavot ou sésame pour le glaçage

Mélanger dans un grand saladier la farine avec la levure, le sel et le sucre. Creuser un puits et ajouter l'oeuf entier, le jaune, le lait et le beurre ramolli en morceaux. Commencer à mélanger à partir du centre toujours dans le même sens, en faisant tomber la farine au fur et à mesure et en ajoutant l'eau petit à petit (selon la qualité de la farine, il faudra en mettre plus ou moins que la quantité donnée). Quand la pâte forme une boule assez molle qui se détache des parois, la verser sur un plan de travail légèrement fariné et la pétrir une dizaine de minutes jusqu'à ce qu'elle devienne souple et élastique. Remettre en boule dans le saladier, couvrir avec du film alimentaire ou un torchon humide et laisser lever environ 1h.

Cette étape peut se faire dans la MAP ou au robot.

Dégazer avec le plat de la main et verser sur le plan de travail légèrement fariné. Peser et diviser la pâte en 12 morceaux de même poids (environ 120g), couvrir et laisser détendre 5 min. Façonner les morceaux en boudins et les allonger sur environ 10 à 12 cm (en réalité, le mieux est de les faire à la taille de la saucisse, donc tout dépend de la saucisse!!).

Ma façon de faire pour des boudins réguliers (hot dog bun ou panini)

Prendre un morceau de pâte, le retourner sur le plan de travail et l'aplatir de la main gentiment en lui donnant vaguement la forme d'un rectangle. Plier la partie supérieure au 1/3 et appuyer du bout des doigts pour souder et recommencer à plier 2 ou 3 fois jusqu'au bout en soudant bien l'extrémité (un peu comme si on roulait la pâte sur elle-même mais en soudant à chaque tour). Allonger le boudin en le roulant avec le bout des doigts pour former une mini-baguette.

Déposer les boudins sur la plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé en laissant suffisamment d'espace autour d'eux car ils gonflent pendant l'apprêt et pendant la cuisson (en général, j'en mets 6 par plaque en les plaçant en diagonale et en quinquonce. S'ils se sont collés pendant l'apprêt, il suffit de passer délicatement un morceau de papier sulfurisé replié entre les bouts collés et de le laisser pendant la cuisson). Couvrir avec un torchon humide et laisser reposer environ 45 min à 1h selon la température ambiante.

Préchauffer le four Th6 (180°C).

Badigeonner les pains avec un peu de blanc d'oeuf allongé d'eau (éviter les coulures qui collent le pain sur le papier après cuisson!!) et saupoudrer de graines selon les goûts et le purisme de chacun: rien sur les New York style, pavot sur les Chicago style, sésame sur les Petrin style...
Cuire environ 15 min jusqu'à obtenir une coloration blond doré. Refroidir sur une grille.


Je le dit haut et fort: ces hot dog buns sont PAR-FAITS!! Je n'ai pas encore eu la chance de découvrir les vrais hot-dog américains.. à part dans les films ou séries aux temps désuets où la télé faisait partie de mon quotidien!! Je me souviens de pains briochés moelleux qui ne faisaient pas de miettes.. et cette recette est exactement conforme à ce souvenir. Un goût de pain de mie, un aspect et une texture de pain au lait contrairement à ma recette de hamburger bun plus proche du pain, une mie riche et moelleuse permettant d'absorber les sauces et condiments divers dont sont souvent recouverts les hot-dogs.. sans ramollir ni casser: bref, aujourd'hui, il est clair que pour les hamburgers, il y a le hamburger bun, et pour les hot-dogs, LE hot-dog bun.


Pour la garniture, on a commencé puriste avec le Chicago style: dans l'ordre pain pavot, moutarde, saucisse, oignons sautés caramélisés, cornichons coupés en longueur, une pincée de sel au céleri et je l'avoue, j'ai triché en zappant les piments bannis de la maison (à mon grand désespoir), en mettant du ketchup (une hérésie!!) à la place des tomates fraîches que je n'avais pas (!) et comme je n'aime pas la moutarde, j'ai enrichi les hot dogs avec un oeuf au plat pour avoir un peu de couleur jaune... mais qui a dit qu'il fallait être puriste quand on est gourmand??.

Et une petite revue sur les Hot Dogs les plus célèbres aux Etats-Unis et une autre sur toutes les variétés possibles à travers les Etats-Unis et dans le monde: de la folie!!


Source: complètement remixée à partir de The web's best bread recipes
Pour en savoir plus sur l'histoire et les légendes du Hot Dog!!

29 août 2006

Terre D'Amour ou Les Brioches Décadentes

"Artisan issu de 5 générations de boulangers, Yves Desgranges nous conte dans son ouvrage les secrets d'un créateur passionné, qui allie à la fabrication artisanale de ses pains une quête constante de nouveauté" (tiré de 'Passion Pain', Ed. J-C Gawsewitch).
Et faut-il être passionné et créatif pour avoir osé ces brioches enrobées de chocolat aux amandes grillées, délicieusement décadentes et délicatement appelées Terre d'Amour par leur auteur!!
Ca fait rêver, non??


(pour 14 belles brioches)

  • 500g farine (j'ai utilisé de la T45)
  • 15g levure fraîche de boulangerie ou 2 cc levure sèche
  • 50g sucre
  • 10g sel
  • 4 oeufs
  • 120g eau
  • 100g beurre ramolli
  • 50g pralines
  • décor: bâtonnets bois, amandes grillées hâchées, chocolat fondu

Mettre tous les ingrédients à température ambiante (de 20min à 1h selon saison).
Dans un grand saladier, mélanger la farine avec la levure sèche instantanée, le sucre et le sel (les utilisateurs de levure fraîche la délayeront au préalable dans 100g d'eau tiède pris sur les 120g totaux; la levure sèche active devra être réactivée dans 40g d'eau tiède pris sur les 120g une dizaine de minutes avant la confection de la pâte). Creuser un puits et y verser les oeufs et l'eau. Mélanger toujours dans le même sens en partant du centre et en faisant tomber la farine au fur et à mesure jusqu'à ce qu'elle soit complètement amalgamée et forme une boule qui se détache des parois du saladier.
Verser la pâte sur le plan de travail légèrement fariné et la pétrir pendant 10 minutes en la repliant plusieurs fois sur elle-même jusqu'à ce qu'elle raffermisse. Ajouter le beurre en plusieurs fois (aplatir la pâte, mettre dessus 3-4 morceaux de beurre et la replier par-dessus, pétrir, recommencer) en continuant à pétrir jusqu'à ce qu'il soit bien incorporé puis ajouter les pralines et continuer à pétrir en s'assurant que tous les ingrédients soient bien mélangés. La pâte doit être souple, lisse et homogène.
Remettre la pâte en boule dans le saladier, couvrir avec un torchon ou du film alimentaire et laisser lever 40 min

Verser la pâte sur le plan de travail légèrement fariné et la rabattre en la repliant 3 ou 4 fois sur elle-même. Diviser en morceaux de même poids (le nombre dépend de la taille désirée: ici, j'ai fait 14 brioches individuelles de 85g). Couvrir et laisser détendre 15 min.
Bouler chaque morceau et les déposer au fur et à mesure sur la plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé en veillant à laisser suffisamment d'espace entre eux. Couvrir avec un torchon et laisser reposer 1h.

Préchauffer le four th 5-6 (170°C).
Enfourner et cuire les brioches environ 15 min jusqu'à ce qu'elles soient dorées.

Dès la sortie du four, enfoncer un bâtonnet de bois au centre de la brioche côté bombé. Laisser refroidir (M. Desgranges met ses pains au froid, je ne l'ai pas fait: j'ai simplement laissé refroidir au moins 30 min à température ambiante).
Faire fondre au bain-marie du chocolat noir et y incorporer les amandes grillées hâchées (amandes simplement étalées sur une plaque de cuisson et torréfiées au four une dizaine de minutes th5 - 150°C). Tremper les brioches dans le mélange en les tournant de façon à les enrober complètement et les déposer sur du papier sulfurisé. Laisser prendre le chocolat à température ambiante, le froid le rendrait terne.

Le Making-of




Quand ma fille aînée comme moi peu amatrice de chocolat a découvert le résultat après avoir vu la photo du livre, elle s'est exclamée: "C'est aussi gros que ça!! Je croyais que c'était petit comme une bouchée!".. et effectivement, pour un enfant, je pense plus sympathique et pratique de les réaliser taille rochers: Rochers d'Amour, ça le fait aussi non?? Les enfants avaient du chocolat partout: front, nez, menton!! et ont trouvé la brioche trop chocolatée (mais 85g ça fait une grosse brioche!!) alors que la même coupée en 2 et tartinée de chocolat ne leur a pas du tout fait peur!! Heureusement que je n'en avais recouvert que 5 sur les14!!
Concernant les pralines, 50g pour les amateurs, c'est peu: statistiquement 1 praline par brioche!! Je suggère d'en mettre plutôt 100g et de les concasser sauf si on utilise des pralines roses. Chez nous, les pralines on les préfère nature direct dans la bouche, c'est un choix!!
Enfin, pour le chocolat, j'ai utilisé 200g à 70% mélangés à 150g à 52%: sans doute trop amer au goût des enfants alors pourquoi pas du chocolat au lait??

En tout cas, pour un goûter d'anniversaire ou une présentation plus raffinée pour un buffet dessert, je suggère de les réaliser taille rocher piqué sur un bâtonnet type brochettes et de les présenter sur un support polystyrène joliment décoré. Bel effet!!

Source: adapté de Passion Pain, Yves Desgranges
Le site de M. Desgranges où vous verrez les vraies Terres d'Amour!

28 août 2006

Daktyla: Un Doigt de Grèce

Très populaire en Grèce mais également à Chypre et en Turquie, le daktyla est un pain de campagne reconnaissable à sa forme particulière segmentée en doigts ('daktyla' en grec) et à sa couleur dorée dûe à la présence de farine de maïs dans sa composition. Toujours recouvert de grains de sésame qui ajoutent au croustillant de la croûte, il peut être aussi parfumé avec des graines de nigelle qui lui apportent une petite note poivrée. Ce pain est excellent avec une bonne salade grecque, une moussaka ou un plat en sauce grâce à sa mie dense, riche et moelleuse.. mais tartiné de tsatsiki, de tarama ou de melitzanosalata, il est également parfait!! Une délicieuse alternative à la pita ou au pain elioti pour un menu grec!!


(pour un grand pain)

  • 350g farine T65
  • 75g farine complète ou intégrale T150
  • 75g farine de maïs (ou semoule de blé fine)
  • 1,5 cc levure sèche instantanée
  • 1 cc sel
  • 280ml eau
  • 1 cs huile d'olive
  • 1 cs miel
  • 2 cs lait
  • graines de sésame blond, graines de nigelle

Préparation du levain-levure

Dans un grand saladier, mélanger les farines avec la levure et le sel. Faire un creux au centre et verser la moitié de l'eau. Avec une cuillère en bois, commencer à mélanger à partir du centre en faisant tombe dans le puits juste assez de farine pour former une pâte semi-liquide un peu plus épaisse qu'une pâte à crêpe. Couvrir avec un torchon propre et laisser fermenter environ 20 à 30 min jusqu'à formation de bulles en surface.
Préparation de la pâte

Ajouter au levain-levure l'huile d'olive, le miel et le lait (et 1,5 cc de graines de nigelle éventuellement). Tout en ajoutant le reste d'eau petit à petit, mélanger les ingrédients en incorporant la farine peu à peu jusqu'à formation d'une boule de pâte légèrement collante mais qui se décolle des parois. Verser sur le plan de travail légèrement fariné et pétrir la pâte environ 10 min jusqu'à ce qu'elle devienne souple, lisse et élastique. Remettre la pâte dans un saladier huilé et couvrir avec un film alimentaire ou un torchon propre et laisser lever environ 1h30 (la pâte doit pratiquement doubler de volume).
Verser la pâte sur le plan de travail légèrement fariné et l'aplatir doucement avec la paume de la main puis la replier 2 ou 3 fois sur elle-même. Diviser en 6 morceaux de même poids et laisser détendre couvert une dizaine de minutes. Façonner chaque morceau en ovale d'environ 10 cm de long et les déposer au fur et à mesure sur une plaque de cuisson chemisée de papier sulfurisé en prenant soin de les disposer les uns à côté des autres en ménageant un espace de 3 cm entre chaque (si la plaque de cuisson paraît trop étroite, disposer les morceaux sur la diagonale). Couvrir avec un linge propre et laisser lever environ 1h ou jusqu'à ce que les pains se touchent.
Préchauffer le four th7 (210°C).
Badigeonner les pains avec un peu de lait et saupoudrer de graines de sésame (et éventuellement de nigelle).
Enfourner et cuire environ 25 min jusqu'à ce que le pain prenne une couleur dorée et que le dessous sonne creux en le tapotant.
Refroidir sur une grille.

(Les amateurs de croûte craquante pourront éventuellement cuire avec buée)



C'est sur le blog d'Alberto, Il Forno que j'ai découvert ce pain il y a déjà plusieurs mois: sa forme, sa couleur m'avaient séduite et j'avais tellement hâte de le tester que bien que n'ayant pas de farine de maïs dans mes placards, j'ai quand même fait ce pain en remplaçant cet ingrédient par de la semoule de blé fine: une idée de secours qui nous a fait littéralement craquer!! La semoule ajoutée rend la crôute encore plus croustillante mais la mie reste moelleuse et parfumée: un délice! Quelques semaines plus tard, j'ai testé la version officielle à la farine de maïs et je dois dire que je préfère nettement ma version semoule!! A vous de voir!!

Sources: adapté de Zergüt, de Il Forno et de KA Flour

24 août 2006

Une Coupe à Biscuits A Croquer!!

Un des bonheurs de faire des recherches sur le net pour chercher toutes les petites informations qui alimentent mes billets, c'est celui de découvrir au détour d'une page des petites merveilles de créativité auxquelles il est souvent très difficile de résister. Cette recette en est l'exemple type: en la voyant, on se dit "mais quelle idée géniaaaale!!!"et c'est en la réalisant que l'on se demande comment et pourquoi cette idée, si simple et rapide à réaliser n'avait pas effleuré notre esprit!!Très ludique à confectionner seul ou avec des enfants, elle offre de multiples possibilités qui n'ont de limite que le talent et l'imagination: bienvenue au club de pâtipoterie!!

(pour un moule à cake 25 cm x 13 cm x 6 cm)

  • 170g farine T45 ou T55
  • 30g poudre d'amandes
  • 50g cacao en poudre non sucré
  • 0,5 cc sel
  • 1 oeuf
  • 60g beurre pommade
  • 130g sucre
  • 0,5 cc vanille en poudre
Façonnage du moule en biscuits

Etaler régulièrement la pâte sur un plan de travail légèrement fariné avec un rouleau à pâtisserie et l'abaisser sur une épaisseur d'environ 3 mm. A l'aide d'un emporte-pièce cannelé de 4 cm (un verre de ce diamètre fait aussi très bien l'affaire), découper des ronds dans la pâte.


Recouvrir le moule sur toute sa surface extérieure avec les ronds de pâte les faisant se chevaucher (démarrer par le bas du moule en allant de gauche à droite jusqu'à ce que le tour soit complet puis appliquer une autre couche de ronds de pâte au-dessus toujours en les faisant se chevaucher entre eux et avec ceux de la couche inférieure) et en appuyant légèrementpour les faire adhérer. Procéder ainsi jusqu'à ce que tout le moule soit recouvert de ronds de pâte.



Cuire environ 15 min jusqu'à ce que les bords soient fermes (les biscuits par contre doivent encore être tendres quand on touche leur centre du bout des doigts). Poser le moule sur une grille et laisser complètement refroidir avant de démouler délicatement en soulevant le biscuit moulé et en le retournant sur un plat de service. Il est possible pour les plus frileux (ou les plus prudents!!) de s'aider de la feuille d'aluminium de couverture pour démouler la coupe biscuitée.

Garnir de biscuits secs et gâteaux en tous genres (ici des madeleines maison dont la recette arrive!!) soit directement dans la coupe, soit en tapissant celle-ci d'un papier de soie coloré pour un meilleur effet.


A partir de là, toutes les fantaisies sont possibles: des moules à muffins-biscuit à remplir de glace ou de mousse, des bols-biscuits à garnir de friandises, des boîtes à chocolats-biscuits, etc.. L'effet est plus saisissant avec une pâte cacaotée mais rien n'empêche de la faire nature et de la décorer après cuisson avec des glaçages colorés ou d'y coller des vermicelles chocolat ou des petites billes argentées voire même de faire un mix pâte nature et pâte cacao...

Il est possible de préparer ces coupes biscuit à l'avance et de les congeler bien protégées dans un sac congélation hermétique (les sortir 30 min avant utilisation), ce qui est un formidable atout pour pouvoir préparer des tables de fête décorées pour un anniversaire: les enfants adorent!!


Et enfin, une autre idée pour les becs salés: transformer ces coupes biscuit en pâte sablée salée aromatisée, façonner des petits moules et garnir au choix: olives, dés de fromage, tomates cerises.. je vous laisse y réfléchir!!



Source: adapté de creativecookskitchen

22 août 2006

Cantuccini

Qui ne connait pas les célèbres biscotti, ces fameux biscuits secs longs et fins dont il existe aujourd'hui une infinité de variations aussi bien sucrées que salées associant et mêlant les ingrédients les plus banals aux plus originaux: amandes, noisettes, pistaches, chocolat, orange, citron, raisins, cranberries, dattes, figues, thé matcha, anis, gingembre.. ces gâteaux se prêtent à toutes les fantaisies culinaires. Mais c'est sans doute dans leur version d'origine qu'ils sont les plus célèbres: celle des Cantuccini encore appelés Cantucci ou Biscotti di Prato du nom de leur ville d'origine en Toscane. Aucun restaurant florentin qui se respecte ne saurait oublier de proposer en fin de repas son fameux dessert "cantuccini con vin santo" composé de ces délicieux biscuits riches en amandes à tremper voluptueusement dans un verre de vin doux.
Comme les biscotti choco-craquant dont j'avais déjà parlé, les Cantuccini ne contiennent aucune matière grasse ce qui les rend exceptionnellement croquants.. et craquants!!

(pour une cinquantaine de cantuccini)

  • 260-280g farine (selon le type utilisé T65, T55 ou T45)
  • 160g sucre en poudre
  • 2 cc levure chimique
  • 0,5 cc cannelle (je remplace par de l'arôme amande ou 0,5 cc zeste de citron)
  • 1 grosse pincée de sel
  • 190g amandes entières non mondées
  • 3 oeufs moyens
  • 1 cc vanille en poudre

Préchauffer le four Th6 (180°C).

Dans un saladier, mélanger avec une cuillère en bois la farine avec le sucre, la levure, la cannelle si vous l'utilisez et le sel. Ajouter les amandes entières ou coupées en 2 (pour avoir testé, je conseille de garder les amandes entières et d'éviter les amandes mondées qui perdent de leur croquant à la cuisson et qui sont moins aromatiques).

Dans un petit bol, fouetter les oeufs avec la vanille et l'arôme amande si vous l'utilisez. Mélanger aux ingrédients secs puis verser sur un plan de travail fariné.

Pétrir 1 à 2 minutes en farinant régulièrement (la pâte est très collante, la farine doit seulement aider à la rassembler mais elle reste néanmoins collante) jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène.
Diviser en 2 morceaux et façonner chacun des morceaux en un boudin d'environ 30 cm de long.
Déposer les boudins sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé en laissant un espace d'au moins 10 cm entre eux et aplatir légèrement chaque boudin avec la paume de la main jusqu'à ce qu'ils fassent 5 cm de large sur 1 cm de haut.

Enfourner et cuire environ 30 min jusqu'à ce que les pains soient dorés, légèrement gonflés et fermes au toucher. Refroidir sur une grille une trentaine de minutes.
Déposer les pains refroidis sur une planche à découper puis à l'aide d'un grand couteau de cuisine, couper des tranches diagonales de 1 cm d'épaisseur et les déposer face coupée dessous sur une plaque de cuisson tapissée de papier sulfurisé. Remettre au four et cuire 10 min jusqu'à ce que les cantucci soient dorés et croquants.


Ces cantuccini se conservent parfaitement plusieurs semaines dans une boîte en plastique sans aucune altération de leur goût du fait de l'absence de matière grasse dans leur composition, ce qui les rend également plus croquants que ceux contenant de l'huile ou du beurre, mais ils fondent remarquablement dans un liquide chaud ou froid.
Le plus appréciable avec cette recette de base de biscotti, c'est le large éventail de boissons qui peuvent l'accompagner: thé, café, lait, chocolat, citronnade, sirop d'orgeat ou lait d'amandes à la Lilizen, vin doux, liqueur, champagne..

Source: adapté de Baking with Julia; contributed baker: Nick Malgieri

18 août 2006

Focaccia aux fruits

Mis à part en Provence où les célèbres fougasses en forme de feuilles connaissent également leur variante sucrée à la fleur d'oranger (la fameuse pompe à huile) et en Alsace avec ses pains rituels aux fruits secs (bierawecka) , les français sont plus familiers des pâtes à pain viennois (enrichies au lait et en matière grasse) ou au lait pour leurs viennoiseries avec fruits que les américains ou les italiens qui n'hésitent pas à proposer toutes sortes de pains sucrés pour le petit déjeuner. La focaccia aux fruits frais ou secs en est un exemple parfait: à l'origine, une simple pâte à pizza sucrée agrémentée de fruits en garniture ou incorporés dans la pâte. Cette version d'un site américain propose une version plus moelleuse au lait et au beurre, peut-être plus adaptée à nos habitudes gourmandes..

(pour une énooooorme focaccia ou 2 raisonnables)
  • 450-480g farine T55
  • 50g fécule de pomme de terre
  • 2 cc levure sèche de boulangerie (15g fraîche)
  • 320ml lait (ou eau ou un mélange)
  • 1 blanc d'oeuf
  • 45g sucre en poudre
  • 1 cc vanille en poudre
  • 0,5 cc arôme amande ou 1 cc zeste d'orange ou autre parfum
  • 60g beurre en morceaux ou 4 cs d'huile d'olive
Garniture
  • 1 jaune d'oeuf
  • 60g crème liquide
  • 0,5 cc vanille en poudre
  • 30g sucre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • fruits au choix: abricots, pommes, poires, raisins, fraises, myrtilles, framboises, etc..
  • 2 cs sucre perlé

Préparation de la pâte

Dans un grand saladier, mélanger la farine tamisée avec la levure sèche instantanée, la fécule, le sel et le sucre: creuser une fontaine et ajouter le blanc d'oeuf, le lait et les arômes. Mélanger en tournant avec une cuillère en bois (je préfère à la main) à partir du centre en élargissant le cercle de plus en plus pour faire tomber toute la farine et l'amalgamer. Quand la pâte commence à former une boule qui se décolle des parois (ajuster selon le degré d'absorption de la farine soit du liquide si la pâte est trop ferme soit de la farine si la pâte est trop collante mais toujours 1 cs à la fois), la verser sur un plan de travail légèrement fariné et la pétrir environ 5-8 min jusqu'à ce qu'elle se raffermisse et devienne homogène et souple.
Ajouter alors le beurre coupé en petits morceaux en continuant à pétrir vigoureusement jusqu'à ce qu'il soit complètement incorporé et que la pâte forme une boule lisse, satinée et élastique (cette pâte ressemble dans sa texture à de la pâte à brioche, elle est molle et légèrement collante: le test, c'est de la tâter du bout des doigts et de constater que la pâte rebondit et que même si elle colle un peu au toucher, elle ne reste pas collée sur les doigts). Mettre la pâte dans le saladier beurré ou huilé, couvrir avec un film alimentaire et un torchon de cuisine et laisser lever environ 1h30 jusqu'à ce qu'elle double de volume.

Verser la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et la retravailler un peu en l'aplatissant et en la repliant plusieurs fois sur elle-même. Former une boule sans trop serrer puis l'aplatir avec la paume des mains ou avec un rouleau à pâtisserie de manière à former un disque assez épais de 30 à35cm de diamètre ou un rectangle de même dimension. Transférer sur une plaque de cuisson graissée ou recouverte de papier sulfurisé, couvrir avec un torchon de cuisine et réserver le temps de préparer la garniture et de préchauffer le four th 6-7 (190°C).


Préparation de la garniture

Dans un petit bol, fouetter le jaune d'oeuf avec le sucre, la vanille, le sel et la crème liquide jusqu'à ce que le mélange soit lisse.
Préparer les fruits choisis: ici, j'ai utilisé ce qui me restait dans ma cuisine, des oreillons d'abricots au sirop que j'ai bien égoutté auparavant (le mieux c'est d'utiliser des fruits frais entiers ou coupés en lamelles ou en morceaux selon le type et la taille du fruit choisi, les plus communs utilisés aux Etats-Unis étant les fruits rouges: fraises coupées, framboises ou myrtilles entières, les cerises dénoyautées et coupées en 2 et en Italie plutôt le raisin noir ou les pommes). La recette originale préconise aussi d'ajouter des noix (pécans) et éventuellement des pépites de chocolat (les Américains ne font jamais les choses à moitié!).

Quand la garniture est prête et que la fougasse a commencé à lever (elle a un peu gonflé), disposer sur toute sa surface les fruits choisis en les enfonçant légèrement puis tremper le bout des doigts dans l'eau (moi j'ai utilisé le sirop de mes fruits: rien ne se perd!) et les enfoncer dans la pâte délicatement de manière à créer des petits creux sur toute la surface (la focaccia ne doit pas se transformer en ballon dans le four, ces creux permettent de limiter le gonflement de la pâte). Répartir en filet la préparation à la crème et saupoudrer de sucre perlé. J'ai également ajouté un peu de romarin séché pour rappeler les herbes aromatiques présentes dans la focaccia salée.
Enfourner et cuire 20 à 25 min (la crème doit avoir pris comme un flan et la focaccia est dorée).

Ce que j'apprécie particulièrement avec cette recette en plus de l'association douce du moelleux de la pâte et du fruit frais, c'est son adaptabilité aux goûts de chacun. Dans la mesure où il n'y a pas de levée avant d'enfourner, je propose pour un goûter sympa de préparer la pâte à l'avance et de la découper en focaccine individuelles à l'aide de bols ou de cercles à pâtisserie de 7-8cm de diamètre et de préparer des bols de fruits divers entiers ou en morceaux: de cette façon, chacun peut se faire sa focaccia personalisée.. et on peut en goûter plus!! Pour d'autres versions gourmandes, pourquoi pas transformer cette focaccia en calzone sucré fourré de crème pâtissière et de fruits.. ou remplacer la garniture crémeuse par un streusel croquant?? A vous de voir!!


Source: librement adaptée de King Arthur Flour

17 août 2006

Swiss Almond Buns (Petits Pains aux Amandes)

Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore été tentés par mes multiples messages subliminaux de visionner (en boucle!!) les vidéos de Julia Child, le nom de Nick Malgieri est peut-être inconnu.
Auteur de nombreux livres de cuisine auréolés de récompenses, nommé en 1998 et 1999 un des dix meilleurs chefs pâtissiers américains, Nick Malgieri dirige aujourd'hui le programme "Pâtisserie" du prestigieux 'Institute of Culinary Education' de New York tout en étant très souvent invité à enseigner dans d'autres grandes écoles de cuisine et à apparaître dans plusieurs émissions culinaires. En 2003, il est même fait Chevalier de l'Ordre de la Channe du Valais pour sa contribution à promouvoir la culture et la gastronomie suisses aux Etats-Unis. Cette recette de Petits Pains aux Amandes en est un exemple parfait: goûtez-les, vous serez conquis!!!!


(pour 12 buns)
  • 500g farine T45
  • 2 cc levure sèche (15g levure fraîche de boulangerie)
  • 50g sucre
  • 1,5 cc sel
  • 1 oeuf
  • 60g beurre coupé en morceaux
  • 0,5 cc zeste de citron
  • 1 cc vanille en poudre
  • 250ml lait
  • 30g amandes en poudre
  • 50g raisins secs sultanines

"Glaçage"
  • 100g sucre en poudre
  • 60g amandes en poudre
  • 1 oeuf battu avec une pincée de sel
  • amandes effilées pour la déco (facultatif)

Dans un grand saladier, mélanger la farine avec la levure, le sucre et le sel. Ajouter l'oeuf et mélanger rapidement avec une cuillère en bois. Ajouter les morceaux de beurre en les émiettant avec le bout des doigts jusqu'à ce que le mélange forme un sable grossier. Incorporer le zeste de citron et la vanille en poudre. Creuser une fontaine au centre et ajouter le lait: mélanger en partant du centre et en incorporant la farine au fur et à mesure. Quand tout est amalgamé et forme une boule (assez dure au départ), couvrir le saladier et laisser reposer 10 min (ce temps de repos va permettre à la farine d'absorber tout le liquide et de s'assouplir, ce qui permettra de pétrir correctement).

Verser la pâte sur le plan de travail légèrement fariné et pétrir au moins 5 min jusqu'à ce que la pâte devienne souple et élastique (au toucher, la pâte doit être fraîche et légèrement collante mais elle n'adhère pas au plan de travail). Quand la pâte est lisse et homogène, ajouter les amandes en poudre et les raisins secs et continuer à pétrir environ 5 min pour bien les incorporer et retrouver une boule de pâte homogène.
Mettre la pâte dans un saladier légèrement beurré ou huilé, recouvrir avec un film alimentaire et un torchon de cuisine et laisser reposer 1h30.

Dégazer la pâte et la verser sur le plan de travail légèrement fariné. Diviser en 12 morceaux de même poids (80g environ) et les façonner en boules régulières. Couvrir avec un torchon de cuisine et laisser reposer 20 à 30 minutes selon la température de la cuisine.
Pendant ce temps, mélanger dans une assiette creuse ou un bol à céréales le sucre en poudre et les amandes en poudre et préparer dans un autre bol l'œuf battu salé.

Prendre délicatement une boule dans la main, la badigeonner légèrement avec l'œuf battu salé et la renverser dans l'assiette contenant la couverture amande. Appuyer légèrement la boule pour bien faire adhérer la couverture (attention à ne pas appuyer trop fort pour éviter de dégonfler le bun) et la reprendre délicatement en pinçant la pâte au centre puis la déposer couverture dessus sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Procéder de la même façon avec chaque boule (prévoir 2 plaques de cuisson, 6 buns par plaque espacés d'au moins 5cm de chaque côté). Couvrir avec un linge propre et laisser reposer 30 min.
Préchauffer le four th 5-6 (170°C).

Avec un pinceau, donner un petit coup de dorure sur le dessus du bun et coller quelques amandes effilées. Enfourner la première plaque de cuisson et cuire environ 13-15 min jusqu'à ce que les buns prennent une jolie couleur dorée.
Refroidir sur une grille.


Comme les Cornish splits, ces buns ont un goût de beignet au sucre et sont très très moelleux. Le goût amande est par contre très subtil probablement à cause de la faible proportion d'amandes en poudre de la recette. A mon avis, pour les amateurs d'amande qui voudraient un goût plus prononcé, je suggère d'utiliser des amandes pilées ou concassées à la place de la poudre d'amande et de renforcer leur parfum en remplaçant la vanille par de l'arôme amande ou de l'extrait d'amandes amères. Ces buns se conservent très bien dans un sac plastique pendant 1 ou 2 jours sans durcir (par contre, le sucre de la couverture fond dans le sac et le bun colle un peu aux doigts!). Chez moi, il n'en est pas resté une miette!!


Source: libre interprétation à partir de la recette de Nick Malgieri

D'autres recettes de Nick Malgieri testées et approuvées:

13 août 2006

Livance ou Crépiaux de Bohême

Ancêtres du pain, aliment universel que l'on retrouve dans tous les pays du monde où les diverses recettes se suivent sans se ressembler, quoi de plus naturel que les crêpes dans toutes leurs variétés d'ingrédients et de recettes soient également des constantes de toutes les tables du monde: blinis russes, pancakes américains, galettes bretonnes, flapjacks canadiens, crumpets anglais, plattar suédois, baghrir marocains ou algériens, dosas indiens etc... La République Tchèque n'échappe pas à la règle avec ses traditionnelles Livance, crêpe épaisse sucrée au goût de pancake un peu sure mais épaisse et moelleuse comme un blini!! Un vrai succès auprès des enfants (et des grands) qui en redemandent.. c'est si simple de faire plaisir!!


(pour 6 à 8 gourmands)
  • 400g farine
  • 4 oeufs
  • 3 cc levure sèche instantanée ou 25-30g levure fraîche
  • 600 ml lait
  • 50g sucre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • zeste de citron ou autre parfum au choix

Préparation du levain-levure

Dans un bol, mélanger 100g de farine avec la levure et le sucre (la levure fraîche devra être délayée au préalable dans le lait; idem pour une levure sèche à réactiver). Ajouter le lait petit à petit en mélangeant bien pour éviter la formation de grumeaux. Couvrir avec un torchon propre et laisser gonfler 15 min au minimum (30 à 40 min les jours d'hiver).

Préparation de la pâte

Dans un grand saladier, mélanger le reste de farine avec le sel et le parfum choisi. Creuser un puits et verser les oeufs battus en omelette. Mélanger doucement en ajoutant petit à petit le levain-levure. Travailler jusqu'à obtention d'une pâte lisse et épaisse. Couvrir avec un torchon et laisser lever 30 à 45 min.

Faire chauffer une poêle à blinis sur feu moyen et la beurrer légèrement dès qu'elle est chaude.
Verser une grosse cuillère à soupe de pâte dans la poêle en étalant grossièrement avec le dos de la cuillère (la pâte est épaisse mais éviter de trop la tasser avec la cuillère). Lorsque le crépiau gonfle et forme des petits trous en surface, le retourner à l'aide d'une spatule et laisser cuire la deuxième face jusqu'à ce qu'elle soit dorée. Déposer sur une grande assiette et recouvrir immédiatement avec une autre assiette pour conserver la chaleur et le moelleux.



Ces crépiaux sont traditionnellement servis saupoudrés de sucre en poudre aromatisé à la cannelle ou de crème fouettée mais tous les goûts sont permis: cassonnade, compote de pommes, confiture ou miel. Et pour les amateurs, je conseille du caramel liquide comme sur la photo: un délice!!
Je précise que ces crêpes ont un léger goût de levure, ce qui correspond sans doute au goût tchèque et qui de toute façon est normal compte tenu de la quantité employée. Pour les non amateurs, utiliser la moitié préconisée.
Enveloppées de papier alu et gardées au frais, ces crépiaux se conservent encore 1 jour: au-delà, elles durcissent et nécessitent d'être réchauffées.


Source: adapté d'une recette parue dans J'economise, Février 2000 n°16

11 août 2006

Question pour un Sondage!

Depuis la création de mon blog, je m'efforce de présenter des recettes principalement de pains, de brioches et de viennoiseries en tous genres dans le but de montrer à toutes celles et ceux que la seule idée de faire lever une pâte fait cauchemarder qu'il n'y a aucun gène prédestiné à avoir, ni un don particulier.. seulement l'amour des bonnes choses, la patience et la persévérance.
Mes recettes sont faites principalement à la main (même si j'ai une MAP et un robot pétrisseur) avec des farines de grande surface, mes baguettes sont posées sur ma plaque de cuisson .. sans filet! .. et je n'utilise aucun mélange magique ou des formules d'incantation pour que mes pâtes lèvent!!
Pourtant, à lire certains commentaires, j'ai parfois l'impression de proposer des recettes que beaucoup croient destinées aux plus expérimentés.. qu'en pensez-vous??



10 août 2006

Pralines à croquer

Beaucoup d'histoires plus ou moins farfelues circulent quant à l'origine de la Praline, ce délicieux bonbon composé d'une amande recouverte de sucre et caramélisée. Une chose est néanmoins sûre: c'est une invention française née au 17ème siècle et créée par Clément Lassagne (ou Jaluzot?), officier de bouche du Duc César de Choiseul, Comte du Plessis-Praslin, Maréchal de France sous Louis XIII. Spécialité de Montargis, la praline est aujourd'hui également utilisée dans la confection de desserts, concassée sous forme de pralin utilisé en pâtisserie ou mélangée à du chocolat pour former le praliné. La praline rose dérivée de la praline brune mais au procédé de fabrication différent est principalement utilisée en décors et sert de base à deux fameuses spécialités françaises: la tarte aux pralines de Lyon et le Gâteau de Saint-Génix de Savoie. Mais la Praline est également associée à la Nouvelle-Orléans et à ses vendeurs créoles d'une confiserie cousine où la noix de pécan a remplacé l'amande et où la crème est venue enrichir le caramel.. tout un programme!!

(pour environ 400g pralines)

  • 250g sucre en poudre
  • 250g eau
  • 250g amandes entières non mondées (ou cacahuètes ou noisettes avec peau)
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • qsp colorant alimentaire rouge (facultatif... mais fun)

Dans une casserole en alu ou inox verser le sucre et l'eau. Porter à ébullition jusqu'à dissolution du sucre puis ajouter les amandes et mettre à feu doux. Dès l'apparition de petites bulles à la surface, ajouter le colorant rouge (ici, 5-6 gouttes) et laisser mijoter à découvert environ 35-40min en remuant le mélange de temps en temps particulièrement en grattant les bords pour éviter que le sucre s'y accumule.


Au bout de 15 minutes environ, le sirop commence à épaissir


l'eau commence à s'évaporer (de grosses bulles apparaissent)


et le sucre à cristalliser (arrêter de mélanger!!) et sabler


Quand tout le liquide est évaporé, mettre la casserole hors du feu et laisser un peu durcir la masse pas plus d'1 minute, sinon elle devient très dure et la qualité des pralines s'en ressent.


Casser la masse avec une spatule en bois pour séparer les amandes entre elles



en s'aidant éventuellement de ses doigts (attention, c'est chaud) et en veillant à ce que le sucre enrobe bien les amandes. Laisser reposer 1 minute et préparer pendant ce temps un plateau en fer recouvert de papier aluminium ou huiler légèrement un marbre.Ajouter le sucre vanillé (préférer un vrai sucre vanillé plutôt que vanilliné)


et remettre la casserole sur le feu pour caraméliser les pralines (sur feu vif, le sucre fond et caramélise très vite)



en prenant soin de remuer de bas en haut d'un mouvement rapide


Dès que tout le sucre est fondu et qu'une délicieuse odeur vanillée de pralines embaume la cuisine, retirer du feu et verser immédiatement sur le plateau recouvert ou le marbre en étalant au maximum avec la spatule. Laisser tiédir 1 petite minute avant de décoller les pralines entre elles avec les doigts.
Et voilà!!


Les pralines se conservent très bien en prenant soin de les garder à l'abri de l'humidité.. mais en général, elles ne font pas long feu!!
Les pralines, c'est avec la réglisse la confiserie dont je suis absolument faaaaaaaaaan!! Ce n'était pas la première fois que j'en faisais mais mes recettes précédentes donnaient plus une enveloppe caramélisée et surtout, je n'avais pas cette merveilleuse vraie odeur des pralines qui cuisent comme dans les foires ou à l'entrée de certains métros.. le sucre vanillé, il fallait y penser!!

Source: Pascal Camors

09 août 2006

Mystère Craquant et Terres d'Amour

Je ne vais pas jouer le suspense plus longtemps.. hier, mon mari m'a dit que j'avais été un peu dure et que c'était impossible à deviner.. ben si!! Bravo Tsipora, bel esprit de déduction.. le "Mystère Craquant" est bien un kaléiodscope de pralines rouges, là



avec lesquelles j'ai préparé des "Terres d'Amour", là


De la pure décadence!!

Les recettes vont bientôt suivre... et vous??

08 août 2006

Mystère craquant

Hier j'ai testé une recette absolument épatante au point que j'ai renouvelé l'expérience aujourd'hui, version colorée.. puis je me suis amusée sur un logiciel photo..
Alors, savez-vous ce que je suis??


06 août 2006

Pain Rustique aux Pommes de Terre

Il fut un temps de famines, de disettes ou d'aléas climatiques où le blé faisant défaut, une partie utilisée dans la confection du pain était remplacée par de la pomme de terre. Aujourd'hui le pain à la pomme de terre est courant dans certains pays comme l'Irlande, les Etats-Unis, la Hongrie ou même l'Italie du Sud. Loin d'être un "pain du pauvre", ce pain est une friandise pour tous les amateurs de mie riche, moelleuse, tendre et délicatement parfumée. L'amidon contenu dans les pommes de terre, en plus d'être dégradé en sucres qui seront utilisés par les levures pour produire du gaz carbonique (et donc la levée du pain), a également la propriété de gonfler dans un liquide et d'absorber l'humidité: le résultat, un pain plus doux et moelleux et une croûte tendre et brune, subtilement parfumée par la caramélisation des pommes de terre. Un pur moment de gourmandise!!

(pour 2 gros pains)

  • 650g pommes de terre de préférence roseval
  • 120ml eau de cuisson des pommes de terre
  • 630g farine T65 ou T55
  • 2cc levure sèche instantanée
  • 4cc sel
  • 2cs huile d'olive

Préparation des pommes de terre

Nettoyer les pommes de terre en les frottant énergiquement sous l'eau avec une brosse à légumes. Couper en morceaux de 3-4 cm et les placer dans une casserole, couvrir avec de l'eau et ajouter 2cc de sel. Mettre à ébullition et laisser cuire environ 15 min ou jusqu'à ce que la pointe d'un couteau s'enfonce dans la chair. Retirer les pommes de terre à l'aide d'une écumoire et les laisser refroidir et sécher dans une passoire au minimum 20 min. Mesurer 120ml d'eau de cuisson et réserver.
Pour ceux qui préfèrent, il est possible d'éplucher les pommes de terre avant cuisson et c'est même conseillé pour une variété autre que les roseval.


Préparation de la pâte

Dans un grand saladier ou le bol du robot pétrisseur, mettre les pommes de terre bien sèches et les écraser soit à la fourchette soit avec la feuille du robot. Ajouter l'huile d'olive et l'eau de cuisson des pommes de terre et continuer à mélanger jusqu'à incorporation totale du liquide (l'aspect est celui d'une purée classique).
Ajouter la farine mélangée avec la levure, mélanger avec une cuillère en bois ou avec le crochet à basse vitesse 1 ou 2 minutes avant de rajouter les 2cc de sel restantes. Travailler le mélange à la cuillère en bois ou au crochet pendant 2 à 3 min à basse vitesse pour amalgamer les ingrédients puis augmenter la vitesse et pétrir pendant 11 min environ (à la main, mettre la pâte sur le plan de travail fariné et la pétrir environ 15 min).
Au départ, la pâte est très ferme et sèche un peu comme une pâte brisée: elle se rassemble tout de suite en une boule compacte et dure puis au fur et à mesure qu'elle est travaillée, elle devient humide et molle et retombe au fond du bol. Il faut continuer à la travailler sans ajouter de farine ou alors 1 cs à la fois: elle se raffermit et forme à nouveau une boule homogène qui se décolle des parois au fur et à mesure qu'elle est pétrie.
Former une boule avec la pâte et la déposer dans un saladier légèrement huilé. Couvrir avec du film alimentaire et laisser lever environ 30 à 45min (selon la température de la pièce, la pâte aura levé sans forcément avoir doublé son volume).

Mettre à plat un torchon de cuisine propre sur une plaque de cuisson et saupoudrer de farine sur toute la surface. Préchauffer le four Th6-7 (190°C).
Verser la pâte sur un plan de farine légèrement fariné et la diviser en 2 morceaux de même poids. Bouler chaque morceau sans trop serrer en rabattant les extrémités de la pâte vers le centre. Couvrir le deuxième pâton pendant que le façonnage du premier: aplatir la boule avec la paume de la main en pressant légèrement sur la pâte jusqu'à obtenir un disque épais d'environ 25 à 30 cm de diamètre. Rouler la pâte vers soi en partant du bord supérieur et en serrant la pâte jusqu'à une dizaine de cm du bord. Etirer doucement vers soi le bord inférieur libre pour l'amincir et le saupoudrer de farine au travers d'un tamis. Finir de rouler la pâte sur l'extrémité farinée et éventuellement tapoter les bouts du rouleau pour lui donner une forme ovoïde. Déposer le pâton sur le linge fariné soudure farinée dessous et recommencer l'opération avec l'autre morceau en prenant soin de laisser un espace d'au moins 10 cm entre chaque. Couvrir les pâtons avec un torchon et laisser reposer 20 à 30 min.
Un petit truc pour éviter que les pains ne s'étalent trop et poussent selon la forme ovale originelle, je conseille de les encadrer avec des rouleaux à pâtisserie ou des bouteilles pleines: cela force la pousse en hauteur et limite celle en largeur).


Juste avant d'enfourner, vaporiser de l'eau sur les parois du four et refermer aussitôt la porte.
Transférer délicatement les pains sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson en les retournant de façon à ce que la soudure se retrouve sur le dessus. Enfourner, vaporiser à nouveau les parois du four et cuire 40 à 50 min jusqu'à ce que la croûte prenne une jolie couleur caramel et que le bas du pain sonne creux. Refroidir sur une grille au moins 20 min avant de déguster pour que la mie ait le temps de bien se structurer.


Ce pain moelleux est devenu un classique à notre table particulièrement avec un poulet en broche avec lequel il va à merveille. Les pommes de terre Rosevald lui donnent un subtil goût de noisette qui rend ce pain si particulier. Pour un goût plus prononcé de pommes de terre, il suffit de remplacer les Rosevald par des Amandines, Charlotte ou Belles de Fontenay. Très facile à réaliser, rapide à faire une fois cuites les pommes de terre, ce pain a tous les atouts: l'essayer, c'est l'adopter!!


Mes suggestions de variantes:
  • version hongroise: ajouter à la pâte des graines de carvi et du paprika moulu
  • version aromatique: ajouter de l'aneth, du romarin ou d'autres fines herbes
  • version santé: remplacer tout ou partie de la farine blanche par de la farine complète ou intégrale
  • version sucrée: utiliser des patates douces et du miel
  • version pain de mie: remplacer l'eau par du lait et l'huile d'olive par du beurre

Source: adapté de Baking with Julia; contributed baker: Leslie Mackie

02 août 2006

Apple Streusel Cake

Très répandu dans les pâtisseries d'Europe centrale, autrichiennes, allemandes et alsaciennes, le Streusel est une garniture parfumée à la cannelle à base de beurre, de sucre et de farine plus croustillante et granuleuse que le fameux crumble anglais dont il est probablement à l'origine. Avant cuisson, le Streusel est réparti à la surface d'un gâteau traditionnellement servi avec le café (coffee cake) formant ainsi une délicieuse et croustillante garniture.
Le jour où j'ai fait ce gâteau aux chauds parfums de pomme et de cannelle , j'ai immédiatement pensé à une petite alsacienne dont le blog va beaucoup me manquer. Céline, je te dédie cette recette.

(pour 6-8 personnes)

Streusel

  • 200g sucre brun ou cassonnade
  • 35g farine
  • 0,5 cc cannelle
  • 45g beurre

  • 100g amandes concassées grossièrement
  • 100g pomme ou 1 petite pomme Granny de préférence coupée en morceaux

Gâteau

  • 250g farine
  • 1 cc levure chimique
  • 1 cc bicarbonate de sodium
  • 120g beurre pommade
  • 100g sucre
  • 3 oeufs
  • 1 cc vanille
  • 90ml jus d'orange

Préparation du streusel

Dans un bol, mélanger le sucre avec la farine et la cannelle. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et mélanger aux ingrédients secs du bout de doigts de façon à obtenir une texture un peu sablée semblable à un crumble. Ajouter les amandes coupées grossièrement (je les coupe en 2 ou 3 avec un petit couteau d'office) et les pommes en petits morceaux. Mélanger rapidement à la fourchette et réserver.


Préparation du gâteau

Tamiser ensemble la farine, la levure et le bicarbonate de sodium.
Dans un saladier, travailler le beurre avec une cuillère en bois jusqu'à obtenir une texture crémeuse. Ajouter le sucre et fouetter jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux. Ajouter les oeufs un par un en battant au moins 1 min après chaque addition. Ajouter la vanille en poudre ou liquide en continuant à battre le mélange. Incorporer alternativement la farine et le jus d'orange en continuant à fouetter jusqu'à ce que la pâte soit lisse et homogène (attention, cette pâte est assez épaisse).
Beurrer généreusement un moule à savarin (tube pan: moule en couronne).
Préchauffer le four th6 (180°C).
Avec une cuillère, verser la moitié de la pâte à gâteau dans le moule en lissant avec le dos de la cuillère pour bien répartir. Déposer régulièrement par dessus la moitié du streusel puis recouvrir du reste de la pâte. Enfourner pendant 15 min.
Sortir le gâteau du four et répartir sur le dessus le reste du streusel puis remettre au four pour une cuisson d'environ 30 min ou jusqu'à ce qu'un bâtonnet de bois piqué au coeur du gâteau ressorte sec.
Laisser complètement refroidir avant de démouler. Retourner à nouveau le gâteau pour que le streusel se retrouve au-dessus.

Servi tiède avec une boule de glace vanille ou de la crème fouettée, c'est un dessert parfait!



Nous avons tous craqué pour ce délicieux gâteau tendre et parfumé. Le streusel du dessus en caramélisant transforme les amandes en pralines croquantes qui se marient à merveille avec les pommes fondantes. Pour une version individuelle, il est possible de réaliser des petits gâteaux dans des moules à muffins selon le même procédé. Les auteurs proposent également de remplacer les pommes par des poires ou de les mélanger ou encore d'ajouter au streusel des raisins secs ou des cranberries. La balle est dans votre camp!!



Source: adapté de creativecookskitchen
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